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Hopefully, you already have a lot of great web sites with great information published in English
so we invite you to consult them by having a look at our "Link" section. 


Bienvenue dans la bibliothèque d'informations d'Élevages Lisard!

Cette nouvelle section à été créée spécialement pour que vous puissiez trouver facilement un maximum d'informations utiles sur différents sujets reliés au monde des lézards. Nous y ajouterons du contenu sur une base régulière, alors revenez souvent y jeter un coup d'œil.

Bonne lecture!

 




Les phases chez les dragons barbus

Il y a tant d'espèces différentes… Qu’est-ce qui me convient le mieux?

Savoir trouver un bon éleveur

Savoir identifier un lézard en santé

Guide-photo des différents végétaux

Les causes du manque d'appétit chez les lézards

Trucs pour augmenter la température dans un terrarium

Les différences entre les espèces d'Uromastyx

CB, CBB, CH, LTC, FR, CF, WC… Qu’est-ce que veulent dire tous ces acronymes?

Né en captivité VS Capturé dans la nature : Les avantages et les inconvénients

Grillons : L’aliment de base des insectivores? OU Est-ce qu’on peut donner exclusivement des vers?

Les risques de donner des insectes provenant de l’extérieur

Liste des mauvaises pratiques courantes dans la garde en captivité des reptiles

Dossier UVB: Est-ce que toutes les ampoules UVB sont aussi bonnes?

Dossier UVB: Quelle ampoule est la meilleure selon vous?

Dossier UVB: J’ai déjà une ampoule fluocompacte (ou un tube) Exoterra, qu’est-ce que je devrais faire?

Dossier UVB: Quelles sont les conséquences d’un manque d’UVB?

Comment bien disposer de vos insectes nourriciers inutilisés?

Mes grillons sont morts! Mais est-ce vraiment le cas?

L’hivernation chez les lézards

Nettoyage et désinfection : Quand et comment?

Est-ce qu’il y a des différences entre les mâles et les femelles?

La mue chez les lézards

Quelle puissance (wattage) dois-je avoir pour mon ampoule chauffante?

Est-ce normal que mes ampoules chauffantes brûlent toujours?

Comment savoir si un uromastyx est né en captivité ou pas?

Quoi faire pour vérifier si un lézard vendu sur une petite annonce provient de chez Élevages Lisard?

Quelle est la meilleure diète à offrir à mon gecko du genre Rhacodactylus?

La triste réalité des lézards : De leur origine à leur sort!

La triste réalité des lézards : Importations – quelques statistiques sur les Uromastyx

La triste réalité des lézards : Comment ne pas contribuer à l’importation d’animaux

La triste réalité des lézards : Leur vie ou leur survie en captivité?

La triste réalité des lézards : Comment ne pas contribuer au problème actuel en captivité

La triste réalité des lézards : Les législations sur les importations

La triste réalité des lézards : Références

Est-ce qu'on peut sortir notre lézard à l'extérieur?

Nous partons en vacances, que faire avec notre lézard?

Mon lézard a une croûte blanche sur les narines et il « éternue » souvent, est-il malade?

Mon dragon barbu a la barbe noire, qu’est-ce que cela veut dire?





 





Les phases chez les dragons barbus

(Mise à jour à l'été 2015)


     Malheureusement pour les amateurs de dragons barbus, les phases chez cette espèce de lézards ne sont pas aussi définies que chez les geckos léopard ou les serpents des blés par exemple. Cela est surtout vrai en ce qui concerne les couleurs. Et la raison est fort simple. Toutes les phases de dragons barbus de couleurs sont le résultat de l'expression de plusieurs gènes différents sur plusieurs allèles différents et issu simplement de reproduction sélective pour un trait donné. Donc, la reproductibilité des résultats est difficile résultant ainsi en beaucoup de confusion sur cette question très fréquente. Par contre, il y a tout de même certaines phases, douze (12) pour le moment (sans compter les combinaisons), qui sont bien reconnues dans le domaine parce qu'elles sont le résultat d'anomalies génétiques, chacune exprimées que sur un seul gène à la fois et de manière précise. Voici la liste des phases "reconnues":

1 - Les hypomélanistiques (souvent simplement abrégé simplement à "Hypo") sont des dragons ayant une diminution de l'expression des pigments de mélanine (pigments noirs). Ils présentent les autres pigments de couleur normalement et peuvent donc être très coloré, car l'hypomélanisme donne une apparence plus vive aux couleurs. Ceci est un gène récessif
et peut être appelé sous différents noms, comme "Pastel" par exemple. La façon la plus simple de voir si un animal est bien "Hypo" est de regarder ses griffes: un véritable "Hypo" a toutes les 20 griffes de couleur transparente (et non noir). L'origine exacte de l'hypomélanisme chez les dragons barbus est inconnue car cela date depuis déjà trop longtemps, mais cela semble avoir apparu dans les années 1990.

2 - Les leucistiques ("Leucistic" ou, plus véritablement des "Marketed Leucistics") sont des dragons ayant une diminution des pigmentations de couleurs. Par contre, on les appelle maintenant "Marketed Leucistic" (ou abrégé à "Mark. Leucistic") car aucun dragon vraiment leucistique (ayant une absence totale de pigmentation de couleur) a été découvert à ce jour. Ces dragons ont les griffes de couleur normale les distinguant facilement des "Hypo" très pâle et peu coloré. Ce gène est aussi récessif et peut être appelé sous différents noms, comme "Snow" par exemple. L'origine exacte de cette phase n'est pas très claire outre le fait qu'elle semble provenir d'Europe, mais en ce qui concerne le marché nord-américain, Mark Leshock fut le premier à les importer d'Europe en 1998.

3 - Les translucides ("Translucents" souvent abrégé simplement à "Trans") sont des dragons qui ont une peau littéralement translucide à la lumière parce qu'ils n'ont pas (ou très peu) de pigments blancs dans la peau. Ceci se voit très facilement au niveau des écailles supra-oculaires et des écailles ventrales, et surtout chez les jeunes individus. Ce gène récessif à été initialement découvert en Europe, et a été importé vers 2002-2003 par les éleveurs Américains Josh Dovenbarger de Phantom Dragons et Robert Mailloux de Sandfire Dragon Ranch.

4 - Les "Italians Leatherbacks" sont des dragons qui ont des écailles de grosseur réduite donnant à la peau un aspect plus proche du cuir, d'où le nom donné à cette phase. Ceci est un gène co-dominant. Cette phase fut découverte par chance par un Italien du nom d'Alessandro Mozzorecchia en 2004, puis le dragon fut reproduit en 2005 prouvant la génétique co-dominante. Finalement, des dragons "Italian Leatherback" furent importés aux États-Unis en 2006 par Robert et Victoria Dachiu. Mais qu'en est-il de la version américaine? Les "American Smoothie" (souvent appelé des "American Leatherback"), pour leur part, sont des dragons qui ont aussi des écailles de grosseur réduite. Cette version est en fait l'émergence de la même mutation que la version italienne et est aussi co-dominant (Attention: lorsque cette mutation est apparue, les gens la croyais récessive et encore plusieurs vieux sites sur Internet décrive cette phase ainsi). Ceci fut prouvé par Randy Whitmire et Lisa Tzanakoz de AlphaDragonZ en 2008 lorsqu'ils ont aussi produit des "Silkback" avec ces deux souches. Cette version américaine fut apparemment découverte par les Américains Anna M. Wagoner et son conjoint Chad d'AC Reptiles. Par contre, cette version américaine est beaucoup moins répandu que la version italienne étant moins uniforme et lisse.

5 - Les "Silkbacks" sont des dragons qui ont des écailles dont la kératinisation ne se fait plus normalement, donnant à la peau un aspect lisse (comme de la soie), d'où le nom de cette phase. Cette phase est la super forme des "Leatherback", soit lorsque les individus sont homozygotes pour le gène "Leatherback". Cette phase fut aussi trouvée par l'éleveur Italien Alessandro Mozzorecchia en 2006.

6 - Les "Recessive Leatherbacks" sont aussi des dragons reconnus par des écailles de grosseur réduite. Cette version est l'expression d'un gène récessif par contre. Cette phase fut découverte par l'éleveur Américain Josh Dovenbarger de Phantom Dragons et est parfois appelé "Skeletor Line" en hommage au nom du dragon ayant produit cette mutation. À noter aussi que Josh Dovenbarger a aussi travaillé sur une lignée sélectionnée pour des écailles réduites (appelé "Pancake Line" ou "Reduced scale").

7 - Les "Witblits" sont des dragons souvent complètement blanc/gris, parfois beige, et sans motif (souvent dit "Genetic Paternless"), et cela dès la naissance. Ils ont aussi les yeux normaux. Cette nouvelle phase découverte en 2008 par un éleveur Sud-africain, Jacques O'Dell, de Witblits Dragons, est issus d'un gène qui est aussi récessif. En mai 2011, Josh Dovenbarger de Phantom Dragons aux États-Unis a reproduit des "het Witblits" avec des "het Silverbacks", obtenant que des réguliers, ce qui a confirmer que cette mutation n'est pas la même mutation que les "Silverbacks".

8 - Les "Silverbacks" (souvent appelé des "Japanese Silverbacks") sont aussi des dragons complètement sans motif et de couleur gris et/ou beige, mais seulement après plusieurs mues (soit presque une fois rendu adulte), car ils naissent avec des motifs comme des réguliers. Cette autre nouvelle phase affectant les motifs fut aussi découverte vers 2008 (certaines sources les date avant 2006), mais par un éleveur Japonais. Ce gène est aussi récessif. En mai 2011, Josh Dovenbarger de Phantom Dragons aux États-Unis a reproduit des "het Witblits" avec des "het Silverbacks", obtenant que des réguliers, ce qui a confirmer que cette mutation n'est pas la même mutation que les "Witblits".

9 - Les "Zeros" sont aussi des dragons complètement sans motif ("patternless") et complètement sans couleur ("colorless") mais seulement après quelques mues, car ils naissent avec des motifs comme des réguliers. Par contre cette phase a les yeux partiellement noirs. Cette autre nouvelle phase affectant les motifs fut découverte vers 2006/2007, mais par un éleveur Allemand. Ce gène est aussi récessif. Personne n'a encore vérifié officiellement que les Zero et les Silverback sont deux gènes complètement différents ou non.

10 - Les "Dunners" sont des dragons qui ont une mutation affectant la forme et le sens des écailles: au lieu que les écailles soient superposées de haut en bas normalement, ils le sont de façon aléatoire (souvent de gauche à droite) sur la barbe, le corps et la queue. Ceci donne un aspect plus rugueux et grossier, à l'inverse des Leatherbacks. Ceci change également beaucoup le motif du dragon. Cette phase fut découverte par l'éleveur Américain Kevin Dunn de Dragon's Den Herp en 2011. Ce gène est maintenant confirmé comme étant dominant, car aucune super forme (homozygote) n'a été produit lors des reproductions de deux "Dunners" ensemble. Pour plus d'explications sur toutes les particularités des "Dunners", cliquez ici.

11 - Les "Dalmatas" ("Dalmatian" en anglais ou Dalmatien en français) sont des dragons avec plusieurs petites taches de couleur noir sur tout leur corps. Cette nouvelle phase fut découverte (du moins popularisée) vers 2009 encore une fois par l'éleveur Italien Alessandro Mozzorecchia . Par contre, plusieurs émergences de ce gène semble avoir eu lieu par le passé, car plusieurs autres éleveurs ont déjà noté ce genre de motifs de type dalmatien sur d'autres dragons bien avant 2009. Mais, c'est Alessandro Mozzorecchia qui à bien confirmé la nature du gène associé à cette phase comme étant récessif.

12 - Les "Blue Eyes" sont des dragons, qui comme le nom l'indique, ont les yeux bleus. Ce gène serait aussi récessif. L'origine exacte de cette phase récente est floue à savoir où est apparue le premier dragon aux yeux bleus car il semble y avoir eu plusieurs émergences de cette mutation lors des dernières années (Andrea Lupardini et Teresa Ierovante de Blue Eyes Dragons, Christopher Stancel de DVM Exotics, Charles Schurman de Tundra Dragons, Angel Vank de Legacy Dragons, etc.).


     Une phase que l'on voit de plus en plus est les "Tigers", une phase issue de reproduction sélective (et non d'une anomalie génétique), mais qui est exprimé de manière dominante. Donc, si un des parents est génétiquement "Tiger", les bébés seront "Tiger". Cette phase s'exprime par des dragons avec un motif tigré de couleur bleu/lavande sur les flancs avec un fond de couleur, souvent jaune ("Citrus Tiger") ou orange ("Orange Tiger"). Cette caractéristique est tout de même très particulière car les bandes sont toujours noires à la naissance (sauf le cas particulier des "hypo tiger" qui naissent immédiatement avec les bandes bleutées), et, au fil des mues (typiquement vers la 3 ou 4ème mue), la couleur bleutée apparait tranquillement, exprimant leur plein potentiel à partir de quelques mois seulement. La même métamorphose se produit pour leur couleur de fond, étant plus terne à la naissance et se colorant et devenant de plus en plus éclatant avec les mues.


     Une autre phase que l'on entend souvent est les "German Giants". Mais, en fait ceci n'est pas vraiment une phase mais bien qu'une lignée sélectionnée pour la grandeur et la grosseur des dragons (et non seulement pour leurs couleurs). Leur origine remonterait à l'hybridation entre des Pogona vitticeps et des Pogona barbata (plus grand que les P. vitticeps) qui aurait été faite par des Allemands dans les années 1970, d'où le nom "German Giant". Ces dragons sont caractérisés par des longueurs et des poids supérieurs à la moyenne: les mâles atteignent plus de 60cm et plus de 700g (sans être obèse et malgré leur forme plus allongé, typique des P. barbata). Ils ont aussi une croissance plus rapide que la moyenne, les mâles atteignant plus de 50cm et plus de 400g en dedans de seulement 6 mois. Les femelles sont bien sûr légèrement plus petites que les mâles, mais grandissent aussi très rapidement, pondant dès leur première année, souvent dès l'âge de 7 mois. Leur pontes sont aussi plus nombreuses et plus prolifiques (le record du nombre d'œufs pour une seule ponte serait de 68! Notre record en une seule ponte est de 41 oeufs). Encore une fois, si un des parents est réellement un "German Giant", les bébés le seront, mais comme c'est un trait sélectionné, si on croise un "German Giant" avec un régulier, on dilue la lignée, donnant de moins en moins des caractéristiques des "German Giant" aux bébés.


     Sinon, pour ce qui est des autres noms de phase que l'on voit souvent, et qui qualifie la couleur ou bien le motif, ce ne sont que des noms donnés par des éleveurs. Plusieurs de ces phases proviennent d'ailleurs des noms des éleveurs eux-mêmes ou du nom de leur élevage/entreprise. Voici plusieurs exemples couramment rencontrés:

- Les Chris Allen Red et les Chris Allen Orange qui sont les lignées de l'Américain Chris Allen pour ces deux couleurs.

- Les Sandfires, qui sont la lignée de Robert Mailloux de Sandfire Dragon Ranch.

- Les Georgia Sunset, un des nombreux noms de phases donnés par Mike et Wendy Eves de Georgia Bearded Dragons.


     D'autres noms de phase furent simplement choisis par certains éleveurs pour qualifier leur lignée sans utiliser leur propre nom ou celui de leur élevage/entreprise. Voici plusieurs exemples couramment rencontrés:

- Les Sunbursts, des dragons très jaunes, une lignée de Kevin Hanley de Dragon's Den.

- Les Bloods, des dragons très rouges, aussi une lignée de Kevin Hanley de Dragon's Den.

- Les Citrus, un nom de phase qui fut utilisé par plusieurs éleveurs américains pour qualifier des dragons avec beaucoup de jaune et est maintenant utilisé comme un simple synonyme de la couleur jaune. Même si plusieurs croient que cette phase fut créée par Terri Sommella de Fire and Ice Dragons vers 2003-2004, car elle est une de celles qui a le plus popularisé cette phase aux États-Unis, l’origine du nom Citrus remonte vers 1997. Plusieurs autres éleveurs Américains utilisaient déjà ce nom pour désigner leur lignée dont Aaron Kosins de Dragon Addict, Colette et Paul Latimer d'Atomic Lizard Ranch et Tony de Yellow Dragon.


     Pour le reste de tous les noms qu'on peut voir sur le marché, ce n'est que des noms donnés par les centaines d'éleveurs maintenant, pour qualifier (ou même identifier) leurs lignées personnelles. Voici plusieurs noms de phases classiques:

Couleurs:

- Pour les dragons de couleur rouge: Red, Super Red, Red Flame, Blood, Flaming, Crimson, Cawley Red, etc.

- Pour les dragons de couleur orange: Orange, Super Orange, Tangerine, Peach, Cawley Orange, etc.

- Pour les dragons de couleur jaune: Yellow, Citrus, Super Citrus, Sunburst, Mango, Lemon, etc.

- Pour les dragons pâles: Snow, Pastel, etc.


Motifs:

- Pour les dragons avec peu ou pas de motifs: "Patternless" (souvent ajouté avec une dénomination de couleur), mais souvent ces "Paternless" non-génétique ne sont jamais vraiment sans motif comme les "Paternless" génétique comme les Witblits par exemple.

- Pour les dragons avec des bandes longitudinales le long du corps:  "Striped" ou "Italian Striped" pour la lignée des Italiens Andrea Lupardini et Teresa Ierovante de Blue Eyes Dragons.


     Bref, comme vous le voyez, les "vraies" phases ne sont que le résultat d'anomalies génétiques bien identifiées. Pour le reste, les phases ne sont que des noms car la majorité des phases n'est que de la sélection artificielle pour certains traits (typiquement les couleurs ou les motifs). Donc, chaque éleveur qui sélectionne pour des traits particuliers peut créer un nouveau nom pour identifier sa lignée ou utilise un nom déjà connu qu'il modifie en ajoutant son nom ou celui de son élevage/entreprise.


     À titre d'exemple, on pourrait appeler les dragons barbus issus de Élevages Lisard des "Sun Dusk" (nom complètement fictif pour exprimer les teintes de jaune, orange et bleu observables au crépuscule), si l'on invente complètement un nouveau nom pour identifier nos bébés, ou bien des "EL Sunset" (EL pour Élevage Lisard) pour reprendre le nom connu de Georgia Bearded Dragons qui décrivait ses "Georgia Orange Sunset" comme étant des bébés exprimant un mélange de couleurs essentiellement orange, avec un peu de jaune et de couleur pêche et avec un motif distinct de barres de couleur lavande/bleu sur les cotés, ce qui correspond beaucoup aux bébés provenant de chez Élevages Lisard.

 





Il y a tant d'espèces différentes… Qu’est-ce qui me convient le mieux?


     Chez Élevages Lisard, nous avons la chance de vous offrir plusieurs espèces de lézards qui sont, en fait, nos espèces préférées. Chaque espèce possède ses particularités, avantages et inconvénients. Nous essaierons, à l’aide de ce texte, de vous guider vers l’espèce qui vous convient le mieux. Notez que pour alléger le texte, nous ne discuterons pas ici de l’équipement nécessaire à chaque espèce (terrarium, lampes, etc) ni des conditions de garde. Pour ces détails, veuillez visitez nos différentes fiches de soins. Nous ne discuterons pas non plus des couleurs et motifs (qui sont une question de goûts), mais plutôt du tempérament et du comportement.


     D'abord, voici un tableau comparatif de toutes les espèces que nous élevons présentement. Ceci vous permettra d'avoir une idée générale de ce que vous désirez comme lézard. Ensuite, vous pouvez poursuivre votre lecture avec les textes suivants qui décrivent plus en détails chacune des espèces disponibles chez Élevages Lisard.


Dragon barbu :

Le dragon barbu est propablement le lézard le plus populaire chez les débutants. De tempérament plutôt calme, il se laisse généralement manipuler sans broncher. Gros et robuste, il est assez résistant et peut pardonner les erreurs fréquemment commises par un propriétaire débutant. Pour ces raisons, il convient aux petits et grands, expérimentés ou pas. Lorsqu’il est jeune il est plus actif en terrarium, mais avec la croissance et l’âge il devient plutôt passif, voir même inactif. C’est un omnivore : il mange des insectes et des végétaux, et cela pour toute la durée de sa vie. Son plus grand défaut : son appétit! Un dragon en croissance coûte très cher en insectes la première année, mais les frais seront encore assez élevés pour toute sa vie. Ces dépenses peuvent en décourager plusieurs, mais si les coûts de nourriture élevés ne vous font pas peur, et si vous recherchez un gros lézard passif, le dragon barbu est pour vous.


Pour une comparaion entre le dragon barbu et l'agame peint, cliquez ici


L’agame peint :

Encore peu connu du grand public, l'agame peint gagne à être découvert. Ce lézard très curieux ressemble beaucoup à un dragon barbu juvénile. Il est actif, grimpeur, et intéressant à observer en terrarium, tout en étant très calme lors des manipulations. C'est un lézard avec lequel vous aurez beaucoup d'interactions. L'agame peint est un omnivore : il mange des insectes et des végétaux. Par contre, il a un appétit beaucoup moins grand que le dragon barbu (donc les frais d'entretient sont beaucoup moins élevés). C'est aussi un lézard très robuste qui saura pardonner les erreurs fréquemment commises par un propriétaire débutant. C’est donc une excellente alternative si on cherche un lézard qui devient moins gros et qui mange mange beaucoup moins qu’un dragon barbu, tout en ayant un lézard intéressant à observer et à manipuler.

Pour une comparaion entre le dragon barbu et l'agame peint, cliquez ici


L’uromastyx :

L'uromastyx est plus en plus populaire chez les amateurs de lézards. Très curieux, actif et grimpeur (selon les espèces), il est très dynamique en terrarium. Il est donc très intéressant à observer et à manipuler. Par contre, il bouge plus que le dragon barbu et il ne faut pas s’attendre à ce qu’il reste couché sur vous bien longtemps. Il aime explorer et se promener. Le fait qu’il soit entièrement herbivore est un avantage pour certaines personnes qui ne veulent pas acheter d’insectes. Il convient aux petits et grands, expérimentés ou pas. Par contre, ce genre de lézard présente plusieurs défis qu’il faut être prêt à relever. Le premier défi, c’est de leur offrir une bonne température ambiante dans leur terrarium. Ce sont les lézards qui demandent les plus fortes chaleurs et très souvent les gens ont beaucoup de difficulté à les obtenir facilement. Sans les bonnes températures, et sans parler des problèmes de santé qui peuvent en découler à long terme, cela donne un lézard très peu actif, qui dort tout le temps dans sa cachette et qui est donc peu intéressant. Donc, assurez-vous d’être prêt à lui offrir les très fortes températures requises (n'ayez crainte, nous seront là pour vous aider). Le second défi, c’est de gagner sa confiance, ce qui peut être plus ou moins long selon les espèces et les individus. Il se peut qu’au début, il soit plus craintif, mais avec de la patience, il deviendra à l’aise, très docile, curieux et viendra vous voir quand vous approcherez son terrarium. Un uromastyx bien acclimaté est un merveilleux animal à posséder.

Pour une comparaion entre les différentes espèces d'Uromastyx, cliquez ici


Le lézard à collier: 

Ce petit lézard est gardé en captivité depuis longtemps mais est assez peu connu. Il est très actif en terrarium et se déplace surtout en sautant et en grimpant. Il est un peu plus rapide et vif que les lézards précédents, c’est pourquoi nous ne le conseillons pas pour un débutant (qui souvent veulent pouvoir manipuler facilement leur lézard), ni pour un enfant. Par contre, il est très intéressant à observer en terrarium et c’est une espèce qui est différente. Donc, ce lézard est plutôt de niveau « intermédiaire » et convient aux personnes qui ne veulent pas nécessairement manipuler leurs lézards souvent et qui préfèrent les observer.


 





Savoir trouver un bon éleveur


       Dans votre recherche pour un lézard, vous devez d'abord chercher un bon endroit pour vous le procurer avec confiance. Pour vous aider à identifier si vous faites un bon choix d'éleveur, nous avons créé cette liste de points à surveiller et de questions à poser au vendeur. 



Avant vos recherches:


1 - Renseignez-vous sur l'espèce qui vous intéresse. Apprenez le plus possible sur le sujet AVANT de commencer vos recherches. Lisez plusieurs fiches de soins différentes. D'abord, ceci pourra vous aider à jauger le degré de connaissance de cet éleveur sur cette espèce. En théorie, c'est lui qui devrait vous en apprendre et non l'inverse. Puis, ceci vous évitera aussi d'acheter plein de matériel inutile et pas adapté à cet animal. Bref, même si c'est la toute première étape, c'est la plus importante.


Lors de vos recherches:


2 - Ne cherchez pas nécessairement la place la moins chère. La qualité est quelque chose qui se paye et on ne peut malheureusement pas avoir la meilleure qualité au meilleur prix.

3 - Méfiez-vous des places qui vendent des lézards avec des prix de quantité.  Exemple, 1 pour 60$, 2 pour 50$ chaque, 3 pour 40$ chaque, etc. N'importe quel bon éleveur ne vendra pas deux (ou plusieurs) lézards à un client débutant car ils savent très bien que:

     A) c'est mieux de débuter avec un seul,

     B) pour plusieurs espèces, un individu devrait rester seul dans un terrarium (pas en couple ni en groupe),

     C) les individus vendus sont souvent génétiquement reliés (consanguins)
         (sauf si l'éleveur a plusieurs couples génétiquement non-reliés)


Une fois sur place:


4 - Demandez à voir les installations. Méfiez-vous des refus, ils peuvent révéler que le vendeur cache quelque chose. Profitez-en pour regarder l'état général ainsi que la propreté des lieux. Ceci en dit souvent très long sur l'éleveur et les soins apportés aux animaux.

5 - Demandez à voir les parents reproducteurs. Regardez bien les terrariums. Sont-ils assez grands? Sont-ils adéquats? Sont-ils propres? Ses reproducteurs sont-ils en santé? Un éleveur qui ne traite pas adéquatement ses propres animaux ne doit sûrement pas bien s'occuper des bébés. Aussi, ceci vous permet de confirmer si c'est bel et bien ses bébés qu'il vend, car il arrive souvent que des gens ne font que revendre des individus provenant de distributeurs/importateurs, qui ne sont peut-être même pas nés en captivité (NOTE: ceci est très courant chez les uromastyx "Farm Raised" qui sont souvent importés très jeunes et qui sont faciles à vendre comme des nés en captivité à des consommateur non-avertis).

6 - Demandez à voir les installations d'élevages des bébés. Encore une fois, regardez les conditions dans lesquelles ils sont gardés. Les conditions devraient être bien adaptées à l'espèce et à leur âge. Les bébés ne devraient pas être surpeuplés dans de trop petits terrariums.

7 - Demandez à l'éleveur ce qu'il donne à manger. Quelles sortes et quelle quantité d'insectes, de végétaux ou autres aliments et même suppléments donne-t-il.

8 - Demandez à l'éleveur s'il fait tester régulièrement ses lézards pour les parasites internes. Vous ne voulez sûrement pas acheter un animal "tout neuf" et avoir déjà à aller chez le vétérinaire avec. Malheureusement cela arrive trop souvent car les parasites, c'est quelque chose qu'on ne peut pas vérifier avant l'achat et il faut donc aveuglement faire confiance à l'éleveur.

9 - Demandez à l'éleveur s'il offre un service après-vente. Un bon éleveur vous donnera ses coordonnées et vous offrira de communiquer avec eux si vous avez des questions ou des inquiétudes ultérieurement. Ceci fait partie intégrante d'un bon service que tous bons éleveurs devraient offrir.

10 - Demandez à l'éleveur quelles sont ses garanties. C'est jamais un sujet très intéressant à aborder lors de l'achat d'un nouvel animal, mais il vaut toujours mieux en parler avant tout problème potentiel qu'après. Mais encore une fois, tous bons éleveurs devraient avoir une politique de garantie claire sur la santé de ses animaux vendus.


Enfin, si vous pensez faire affaire avec un bon éleveur, passez ensuite en revue la liste "Savoir identifier un lézard en santé".


NOTE: Ces conseils s'appliquent aussi, pour la plupart et lorsque cela s'applique, à des achats de lézards dans une animalerie ou sur des annonces classées.

 

 





Savoir identifier un lézard en santé


     Avant tout achat, vous devez vous assurer de la bonne santé du lézard convoité. Ceci est particulièrement vrai si vous désirez acheter un animal issu d'importation ou de seconde main (sur des annonces classées par exemple). Pour vous aider, nous mettons à votre disposition cette liste de points à surveiller pour confirmer la bonne santé du lézard. Si ces points ne s'observent pas, n'hésitez pas à demander ces questions au vendeur. Idéalement, faites votre visite dans le milieu de la journée, car c'est la période ou les lézards diurnes sont le plus actifs et où il sera  plus facile pour vous de les observer.


1 - Est-il alerte? Un lézard en santé est vif et dynamique. Il bouge, grimpe, lézarde, etc.

2 - Mange-t-il? Demandez qu'on le nourrisse devant vous si possible.

3 - Défèque-t-il? Les excréments devraient être bien consistants.

4 - A-t-il un bon poids relativement à sa taille? Regardez particulièrement sa colonne vertébrale qui ne devrait pas être apparente. Même chose pour les os du bassin.

5 - Mue-t-il correctement? Regardez principalement les extrémités comme les doigts et la queue.

6 - A-t-il tous ses doigts et sa queue? Si non, vérifier que toutes les plaies sont bien cicatrisées.

7 - Est-il exempt de bosse au niveau des doigts ou de la colonne vertébrale? Prenez le temps de bien toucher. Ce type de bosse démontre un manque flagrant de calcium et/ou de vitamines D3/UVB.

8 - Est-il exempt de parasites externes (mites par exemple)? Regardez dans les plis de peau (dessous de bras, de cuisses ou dans le cou) pour confirmer leur absence.

9 - Est-il exempt de parasites internes? Demandez au vendeur s'il a déjà été testé. Si oui, demandez à quand remonte ce test. Si non, un test de selles après l'achat est fortement suggéré.

10 - Respire-t-il correctement? Écoutez sa respiration attentivement. Elle ne devrait pas être laborieuse et ne devrait pas faire de son.

11 - Comment sont ses yeux? Il devrait avoir les yeux brillants et vifs. Avec l'expérience, vous découvrirez que le regard de l'animal en dit vraiment long sur son état de santé.



NOTE IMPORTANTE: S'il-vous-plait, n'achetez jamais un animal par compassion  (parce qu'il fait pitié) s'il est gardé dans de mauvaises conditions. En l'achetant vous pensez peut-être sauver une vie, mais vous en condamnez plusieurs autres en encourageant ces personnes aux pratiques douteuses. N'oubliez pas que s'ils constatent qu'ils vendent quand même leurs animaux peu importe leur qualité et les soins offerts, ils ne changeront rien à leurs pratiques et le referont dans le futur. Au lieu, encouragez les éleveurs et boutiques qui prennent réellement soins de leurs animaux et en lesquels vous avez confiance.

 

 





Guide-photo des différents végétaux



Élevages Lisard - Chicoré frisée Élevages Lisard - Scarole
Chicoré frisée
Scarole
Élevages Lisard - Dandelion Élevages Lisard - Pissenlits
Dandelion
Pissenlit
Élevages Lisard - Collard - Photo à venir! Élevages Lisard - Kale
Collard
Kale
Élevages Lisard - Radicchio Élevages Lisard - Rapini
Radicchio
Rapini
Élevages Lisard - Persil Élevages Lisard - Cresson rouge
Persil (Italien et frisé)
Cresson rouge
Élevages Lisard - Endive Élevages Lisard - Bok choy
Endives
Bok choy
Élevages Lisard - Arugula / Roquette
Arugula / Roquette
 

 





Les causes du manque d'appétit chez les lézards


     Premièrement, il faut savoir qu’un reptile peut manger moins qu’un mammifère sans qu’il y ait de problème. Contrairement à nous, les reptiles n’ont pas besoin de créer de l’énergie pour garder leur température corporelle à une valeur constante car ils utilisent les ressources extérieures pour se thermoréguler (principalement le soleil). Ils ont besoin de moins d’énergie, donc moins de nourriture, pour faire fonctionner leur métabolisme basal.

 

     Donc, il se peut que volontairement un reptile ne mange pas à chaque fois que vous le nourrissiez (tout dépendant de la fréquence, de la quantité et de l’espèce) parce qu’il n’en a pas nécessairement besoin. Cette situation s’applique surtout aux adultes car en général les bébés et juvéniles vont manger avec appétit car ils ont besoin de plus de nutriments pour croître. Il faut que vous vous familiarisiez avec les habitudes alimentaires de votre animal pour voir si la situation est normale ou pas. Il ne faut donc pas paniquer tout de suite si votre lézard ne mange pas pendant 1 ou 2 jours. Petite parenthèse, un animal qui mange moins va moins à la selle, c’est logique! Donc, si vous remarquez qu’il mange moins, vous devriez remarquer qu’il ira moins souvent à la selle.

 

Voici maintenant les causes les plus communes du manque d’appétit chez les lézards :

 

Des conditions de garde inadéquates

     La première étape à vérifier (et revérifier), ce sont les conditions de garde de votre animal.  Plus de 80% des cas de manque d’appétit et de léthargie que nous avons observés étaient dus à des températures inadéquates, souvent trop basses (surtout pour des lézards nécessitant de hautes températures). Assurez-vous de prendre la température avec un thermomètre numérique et surtout ne vous fiez pas à votre main pour estimer la température! Ne vous fiez pas non plus au wattage d’une ampoule pour ajuster une température (une 100W dans un terrarium donné ne donnera pas la même température chez vous avec le même terrarium). C’est la température qui va dicter le comportement de votre animal et qui va lui permettre une bonne digestion, c’est donc un facteur déterminant et non négligeable.


Le changement de saison

     Un lézard, même s’il est gardé dans un environnement où l’éclairage et les températures sont contrôlés, peut tout de même être affecté par les changements de saison. L’exemple le plus commun est à la venue de l’automne et de l’hiver : certains lézards vont dormir plus longtemps qu’à leur habitude et manger moins. Pourquoi? Ils entrent en semi-hibernation. Peut-être que les températures de votre habitation ont diminué de quelques degrés, ce qui a une répercussion sur les températures du terrarium et sera ressenti par votre animal. Ou, même si vous avez l’impression que rien n’a changé, les simples variations de pressions atmosphériques peuvent avoir un impact sur votre lézard.

     Ce que vous devez savoir c’est que cette situation est normale et qu’elle est sans danger si votre animal est en santé. Laissez-le tranquille et prenez un petit congé de votre côté! Certains animaux vont avoir une période de repos hivernal plus intense que d’autres…nous avons une femelle dragon barbu qui dort pendant 3 mois et qui ne mange pratiquement pas pendant cette période. Elle ne perd pas, ou presque pas de poids. D’autres vont être moins actifs, se lèveront plus tard et se coucheront plus tôt, vont manger quand même, mais en moindre proportion. Encore une fois, vous allez apprendre à connaître votre animal.

 

Une situation de stress

     Est-ce que vous venez juste d’avoir votre lézard? Si oui, il se peut que le changement d’environnement ait causé un stress et que même si les conditions de garde sont adéquates, il ne veut pas manger. C’est un choc pour lui de se retrouver dans un environnement inconnu. Soyez patient, laissez-le tranquille pendant une bonne semaine (pas de manipulation, seulement de l’observation). Il va finir par se calmer et il va manger.

 

     Avez-vous des animaux qui peuvent stresser votre lézard? Un chat, un chien et même un oiseau peuvent faire peur à votre lézard. Il peut voir ces animaux comme des prédateurs (surtout si c’est un bébé) et il pourrait refuser de s’alimenter. L’idéal serait que ces animaux n’aient pas accès à la pièce dans laquelle est gardé votre lézard. Si c’est impossible, vous pouvez essayer de bloquer un peu la vue de votre lézard en cachant avec du papier ou une serviette les côtés du terrarium si ceux-ci sont en verre.  Ceci limitera le champ de vision du lézard et il se sentira plus en sécurité. Finalement, vous pouvez aussi mettre le terrarium plus en hauteur, sur un meuble par exemple, au lieu de le mettre près du sol. Ceci leur donne aussi un sentiment de sécurité.

 

La déshydratation

     Même si la majorité des lézards venant de milieux désertiques ne boivent pas d'eau directement, ils en ont quand même besoin pour soutenir leur fonctions vitales comme la digestion. Donc, si votre lézard vient à se déshydrater, il cessera de s’alimenter pour limiter au minimum les pertes d'eau. Pour vérifiez que votre lézard est bien hydraté, vous pouvez pincer légèrement sa peau sur ses flancs et observer si celle-ci reprend sa place assez rapidement. Vous pouvez aussi simplement tenter de lui offrir à boire, soit dans un bain, sous un mince filet d'eau du robinet ou avec un compte goutte (selon l'espèce de lézard et sa taille). Si vous constatez que votre lézard boit beaucoup plus qu'habituellement, c'est un signe qu'il en a besoin. Poursuivez de lui en offrir pour quelques jours, jusqu'à temps que celui-ci refuse de boire. Ensuite, réglez les causes à la base de ce problème pour prévenir celui-ci de réapparaître dans le futur.

 

Une maladie

     Finalement, une autre cause d’un manque d’appétit chez un lézard est la maladie. Cette cause est placée en dernier dans l’énumération, pas parce que c’est la moins importante, mais parce que c’est la moins courante. Il ne faut donc pas toujours sauter à cette conclusion. Souvent, en analysant les autres causes expliquées ci-haut, on identifie le problème. Sinon, on peut peut-être envisager que notre lézard est malade. Est-ce qu’il a des parasites? Est-ce qu’il a une infection respiratoire? Est-ce qu’il a une occlusion intestinale? Ces questions seront répondues avec une petite visite chez un vétérinaire spécialisé en animaux exotiques.


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Trucs pour augmenter la température dans un terrarium


     Voici les petits trucs pour augmenter la température de votre terrarium pour qu'elle soit adéquate. Ils sont présentés dans l'ordre que vous devriez les essayer et les combiner selon le nombre de degrés à augmenter pour votre installation. Veuillez d'abord prendre note, qu'il faut toujours prendre les températures de votre terrarium, au minimum avec un thermomètre numérique à sonde, c'est l'outil de base en terrariophilie. Il ne faut jamais estimer la température. Ceci étant dit, voici maintenant les meilleurs trucs pour augmenter la température de votre terrarium:


1- Si vous avez un terrarium en verre avec un couvercle grillagé, la première étape pour augmenter significativement vos température est de fixer vos socles à l'intérieur du terrarium. Puis, obstruez l'aération du coté chaud du terrarium de manière à limiter les pertes de chaleur par convection.

2- Mettez une grosse roche naturelle directement sous la lampe chauffante, préférablement de couleur foncée pour absorber davantage l'énergie rayonnante.

3- Diminuez la distance entre l'ampoule chauffante et la roche où votre lézard se réchauffe, soit en abaissant le socle de l'ampoule ou soit en utilisant une roche plus haute.

4- Augmentez le wattage de votre ampoule chauffante, jusqu'à concurrence de 160W maximum, pour des raisons de sécurité et de coûts d'utilisation. Si vous avez besoin de davantage, utilisez un second socle ou un socle double, de manière a créer une zone chaude plus large au lieu de faire un point trop chaud.

5- Utilisez un tapis chauffant sous le terrarium et du coté chaud seulement.


 





Les différences entre les espèces d'Uromastyx


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CB, CBB, CH, LTC, FR, CF, WC… Qu’est-ce que veulent dire tous ces acronymes?


     Voici un petit texte de référence pour vous permettre de différencier tous les acronymes qu’on peut retrouver dans le monde des reptiles en ce qui concerne la provenance des animaux. Veuillez noter que ce petit texte a simplement pour but de définir ces termes et non de commenter sur ceux-ci. Si vous voulez savoir les avantages et les inconvénients d’acheter un animal d’un tel type, veuillez vous référer au texte :

« Né en captivité VS Capturé dans la nature : Les avantages et les inconvénients ».

 

WC, pour "Wild Caught", c’est lorsque les animaux sont directement capturés dans leur milieu naturel. En français, on dit « Capturé dans la nature ».

 

CB pour "Captive Bred", parfois mieux désigné sous le nom CBB pour "Captive Bred and Born" (pour être plus clair et éviter les confusions avec les CH plus bas), c'est quand un éleveur fait une reproduction d’une espèce en captivité avec deux individus connus. En français, on dit NC, pour « Né en captivité », malgré que l’expression « Élevé en captivité » soit plus juste.

CH pour "Captive Hatched" mais malheureusement parfois aussi désigné sous l’acronyme ambigu CB pour "Captive Born" cette fois, c'est quand quelqu'un a une portée, par chance, issue d'une femelle WC qui était gravide à l'importation. Les bébés sont donc comme nés en captivité mais avec cette nuance qu'on ne connaît pas le père.


FR pour "Farm Raised" ou parfois simplement "Farmed" ou même CF pour "Captive Farmed", c'est comme une méthode hybride entre les CB et les WC. Selon les cas, cela peut être deux méthodes bien différentes et il est impossible de savoir comment cela fonctionne exactement pour l’acheteur.

 

Une des méthodes est comme de l'élevage en milieux naturel. Donc, c'est comme mettre une clôture autour d'une population, de laisser faire la nature et de « cueillir » les bébés lorsqu’ils éclosent. Donc, ils ne sont pas capturés en nature, mais bien capturés dans un enclos. Souvent ce genre de pratique se fait lorsque le pays d'origine arrête l'exportation d'une espèce (ou que la demande surpasse l'offre et que cela en vaut la peine), et qu'un pays ayant des conditions climatiques assez similaires décide de se procurer des individus pour faire une ferme d'élevage pour combler la demande.

 

La deuxième méthode consiste à capturer des femelles gravides ou à excaver des nids pour incuber artificiellement les œufs et ensuite les revendre. Ceci est fait dans les pays où l’espèce habite naturellement.

 

LTC pour "Long Term Captive", est dit d’un animal WC ou FR qui est en captivité depuis plusieurs années et qui est donc maintenant très bien acclimaté à cette captivité.


 





Né en captivité VS Capturé dans la nature : Les avantages et les inconvénients


     Souvent les gens se demandent s’il y a une différence entre acheter un animal né en captivité (CBB), un animal « Farmed Raised » (FR) et un animal capturé dans la nature (WC). Voici des tableaux explicatifs vous résumant tous les avantages et inconvénients de chacun.


Animal né en captivité (CBB):

Avantages :

 

-          L’animal est généralement très peu stressé.

-          L’animal devrait être exempt de parasites.

-          L’animal perçoit l’homme de manière positive.

-          L’animal est déjà habitué à la nourriture disponible en captivité.

-          L’animal est bien acclimaté aux conditions de la captivité.

-          Vous avez un historique complet de l’animal depuis sa naissance (date de naissance, préférences alimentaires, type de personnalité, etc.).

-          Vous pouvez voir les parents de l’animal.

-          Vous pouvez avoir un animal jeune.

-          Vous encouragez des éleveurs, ainsi que la conservation de cette espèce dans son milieu naturel.

 

Inconvénients :

 

-      Selon les espèces, il peut y avoir une moins grande disponibilité sur le marché.

-      Le coût à l’achat est parfois plus élevé, mais cela revient souvent moins cher à long terme que si vous acheter un WC ou FR malade qui nécessite des frais de vétérinaire très coûteux.

 


Animal « Farmed Raised » (FR):

Avantages :

 

-          Très disponibles et facile à trouver dans les animaleries.

-          Le coût initial est souvent moins cher (mais cela revient souvent plus cher à long terme si l’animal nécessite des frais de vétérinaire très coûteux).

-          Vous pouvez avoir un animal jeune.

 

Inconvénients :

 

-      L’animal peut être stressé.

-      L’animal est souvent porteur de parasites qui devront être traités.

-      L’animal perçoit souvent l’homme de manière neutre ou négative selon les cas.

-      Vous n’avez aucun historique de l’animal.

-      Vous encouragez peut-être de mauvaises pratiques de capture ou même du braconnage à votre insu.

-      Selon les types de « Farmed Raised », vous encouragez peut-être la diminution des populations naturelles de cette espèce.

 


Animal capturé dans la nature (WC) :

Avantages :

 

-          Très disponibles et facile à trouver dans les animaleries.

-          Le coût initial est souvent moins cher (mais cela revient souvent plus cher à long terme si l’animal nécessite des frais de vétérinaire très coûteux).

 

Inconvénients :

 

-      L’animal est souvent très stressé.

-      L’animal est souvent porteur de parasites qui devront être traités.

-      L’animal perçoit souvent l’homme de manière négative à la suite de sa capture. Cela nécessite donc beaucoup de patience pour gagner sa confiance.

-      Il faut habituer l’animal à la nourriture disponible en captivité, ce qui peut être plus ou moins long selon les espèces.

-      Il faut bien acclimater l’animal aux conditions de captivité. Ce processus peut être assez long selon les espèces et être une source de stress pour le propriétaire si l’animal ne prospère pas bien rapidement.

-      Vous n’avez aucun historique de l’animal (entre autre, son âge réel).

-      Vous devez acheter ce qu’il y a de disponible, soit typiquement que des adultes ou juvéniles d’âge inconnu, jamais de bébés.

-      Vous encouragez peut-être de mauvaises pratiques de capture ou même du braconnage à votre insu.

-      Vous encouragez la diminution des populations naturelles de cette espèce.

 


Idéalement, vous devriez toujours acheter des lézards nés en captivité (NC, ou CB pour "Captive bred " en anglais) et issus de bons éleveurs. Ainsi, vous limitez au maximum les problèmes que vous pourriez avoir avec votre animal (problèmes de santé, acclimatation difficile, etc.), vous disposer d'un historique complet de l'animal et pouvez jouir des bons conseils donnés par ces éleveurs d'expériences. Il est important de savoir que, encore aujourd'hui, plusieurs espèces de lézards sont encore capturées dans leurs milieux naturels et importées sur le marché. Malheureusement, les conditions dans lesquelles sont gardés les lézards lors de la capture et du transport ne sont vraiment pas adéquates. C'est pour cette raison que ces lézards arrivent souvent faibles, déshydratés, stressés et avec une surcharge parasitaire (voir ici un exemple). Si possible, n'encouragez pas cette pratique.


 





Grillons : L’aliment de base des insectivores?       OU

Est-ce qu’on peut donner exclusivement des vers?


     "Le grillon est l'aliment de base des insectivores". Ceci est quelque chose qu’on entend souvent dire, même si ce n’est pas nécessairement vrai. Les insectivores ont seulement besoin d'une belle grande diversité d'insectes. Les grillons ne sont pas la base de leur alimentation et ne peuvent pas être complets à eux seuls. Une alimentation basée exclusivement sur des grillons a même de très fortes chances d'être déficiente même avec des suppléments alimentaires. La clé d'une bonne alimentation, c'est la diversité qu'on se doit d'offrir à nos animaux pour qu'ils aient le meilleur.

    Les grillons sont souvent utilisés comme diète de base à cause de leur faible coût et de leur grande disponibilité. En effet, bien avant de servir de nourriture aux lézards, ils servaient d’appâts pour la pêche et il y avait déjà plusieurs grandes fermes d'élevage.

     Donc, sachant maintenant qu'il faut seulement être capable d'offrir différentes espèces d’insectes à vos lézards insectivores, vous pouvez donc facilement comprendre, que oui, on peut offrir une alimentation  plutôt basée sur différents vers que sur les grillons. L'important c'est toujours d'offrir une variété et cela signifie de ne pas seulement donner des grillons, ni seulement donner une seule espèce de vers.

      Bref, on peut même nourrir exclusivement d'une bonne variété de vers (si les grillons vous agacent), mais dans le principe de variété, on suggère de conserver quand même les grillons pour combler une partie de la diète.


 





Les risques de donner des insectes provenant de l’extérieur


      Voici les raisons pourquoi il ne faut pas donner à manger des insectes et autres arthropodes provenant de l’extérieur à vos animaux.

La majorité des risques découlent d’une unique mais très importante raison : on ne contrôle pas l’alimentation de ces arthropodes-là. Ces risques sont réels et ils peuvent affecter inutilement la santé de votre lézard. Voici leur explication en détail :

1 – Toxicité de la nourriture ingérée : L’arthropode offert a peut-être ingéré une nourriture qui est toxique pour votre animal. Ceci est notamment le cas de plusieurs larves de lépidoptère (chenilles) qui se nourrissent naturellement de plantes toxiques pour d’autres animaux pour à leur tour devenir toxiques afin se protéger de leurs prédateurs. Mais ceci ne touche pas uniquement les arthropodes herbivores, cela peut même être le cas d’arthropodes prédateurs qui peuvent avoir mangé d’autres arthropodes qui sont toxiques pour d’autres animaux qu’eux. Bref, si vous n’êtes pas un expert en entomologie, ne prenez pas de risque inutile avec votre animal.

2 – Bioaccumulation : Certains organismes vivants sont de très bons bioaccumulateurs. Ce phénomène peut autant être positif que négatif selon ce qu’ils accumulent dans leur organisme. Certains arthropodes et les membres des annélides (vers de terre) accumulent très facilement plusieurs toxines et métaux lourds qui peuvent être présents dans leur environnement. Si l’on donne trop de ces proies contaminées, votre animal risque de s’intoxiquer.  

3 – Parasites : L’arthropode offert est peut-être porteur de parasites qui pourraient nuire à la santé de votre protégé, car les arthropodes sont souvent des hôtes intermédiaires. Si vous infectez inutilement votre animal, cela va vous coûter une visite très coûteuse chez un vétérinaire pour traiter celui-ci.

4 – Insecticides : Pour les gens qui nourrissent avec des insectes ou arthropodes pour nourrir leurs insectes ou arthropodes prédateurs (comme les mantes ou les araignées par exemple), il faut aussi faire attention de ne pas donner des proies qui ont ingéré un insecticide qui pourrait directement affecter votre animal.

En résumé, voilà les raisons pourquoi il ne faut pas donner à manger des insectes et autres arthropodes provenant de l’extérieur à vos animaux. N’utiliser que des insectes élevés en captivité dans des installations saines. Pour certains insectes vous pouvez même le faire vous-même pour ainsi encore mieux contrôler et savoir ce que vous donnez à votre animal. Si cela ne vous intéresse pas, par manque de temps ou d'intérêt, achetez vos insectes nourriciers d’un endroit de confiance.

 





Liste des mauvaises pratiques courantes dans la garde en captivité des reptiles


Voici une liste de différentes mauvaises pratiques souvent faite par les propriétaires de reptiles et qu’on ne devrait jamais faire dans l’intérêt de la santé de nos animaux.

* Introduire directement un nouveau reptile dans ses installations ou même pire, directement dans un terrarium avec un autre.

     Il faut toujours faire une quarantaine complète (d’une durée d’au minimum 30 jours, plus lorsqu’on a des doutes sur la santé de nouvel arrivant) durant laquelle on devrait faire un examen complet du nouvel arrivant, incluant un test de selles, afin de valider la bonne santé du nouveau reptile acquis. Ceci vous permet d’éviter de contaminer toute votre collection et d’avoir à défrayer des frais exorbitants pour traiter toute votre collection au lieu d’un seul animal.

 
* Ne pas bien laver ni bien désinfecter tous les accessoires qu'on échange entre les terrariums de différents animaux.

    Si vous ne remettez pas toujours les mêmes accessoires avec les mêmes animaux, il est impératif que vous laviez et désinfectiez correctement ces accessoires pour éviter de transmettre des parasites ou même des virus dans votre collection.

 
* Réutiliser de la nourriture entre les animaux.

    Il ne faut jamais réutiliser de la nourriture qui a été mise dans le terrarium d’un animal, pour ensuite la redonner à un autre animal. Ceci est particulièrement vrai avec des insectes qui peuvent avoir mangé les excréments de l’animal qui était dans le premier terrarium (les grillons sont les champions pour ça!). Idéalement, lorsqu’on enlève de la nourriture non mangée par un animal, elle devrait être seulement redonnée à cet animal-là, pas à un autre.

 
* Ramasser les excréments d'un animal et ne pas se laver les mains avant de poursuivre la routine de nettoyage des autres animaux.

    Idéalement, lorsqu’on touche des excréments d’un animal, il faudrait toujours se laver les mains avant de toucher un autre animal ou un terrarium, car il est très facile de passer des parasites ou des virus par un simple contact avec les excréments. Typiquement, on conseille de nettoyer les terrariums des animaux sains en premier et de terminer par ceux des animaux malades pour limiter les risques de transmission au minimum.

 

* Laver tous les terrariums avec le même linge.

     Pour limiter les risques de transmission au minimum, il faudrait utiliser des linges différents ou des linges jetables. Sinon, par le simple fait de laver les terrariums avec un même linge, vous risquez encore une fois de propager différents parasites et virus entre vos animaux.


* Oublier de se laver les mains entre les manipulations de différents animaux.

     D'habitude, les gens savent qu'il faut toujours se laver les mains après avoir manipuler leurs animaux afin de se protéger des différents pathogènes qui pourraient être transmis à l'homme. Mais, très peu de gens pensent à se laver les mains entre les manipulations de diffèrents animaux qu'ils possèdent, alors que ceci est très important pour limiter les risques de transmission de parasites et virus entre vos animaux.


 





Dossier UVB : Est-ce que toutes les ampoules UVB sont aussi bonnes? 


Vous vous êtes surement déjà demandé, en regardant les différentes marques et modèles d’ampoules UVB dans une animalerie, pourquoi certaines ampoules sont moins chères que d’autres. Et bien la raison est fort simple. Comme tout sur le marché, il y a plusieurs marques de qualité et de prix bien différents. Malheureusement pour nos portefeuilles, la qualité est quelque chose qui se paie. Pour du matériel très important pour la santé de nos animaux comme des ampoules UVB, vaut mieux ne pas lésiner sur la qualité! Mais qu’est-ce qui nous dit qu’une marque est meilleure que l’autre? Nous avons fait quelques tests à long terme pour vous, à l’aide d’un UVB-mètre, qui nous a permis de mesurer les émissions d’UVB des ampoules.

Le présent tableau démontre les différences d’émission et de longévité entre trois grandes marques couramment disponibles sur le marché ici au Québec, soit Exoterra, Zoomed et Zilla.

Nous avons testé :

–    L’ampoule fluocompacte Zilla Desert50 20W
–    Le fluorescent linéaire T8 (en tube) Zoomed ReptiSun 10.0
–    L’ampoule fluocompacte Exoterra ReptiGlo 10.0 26W (Pas nos données)
       (Et contrairement a ce qui est écrit sur notre graphique, les mesures de l'ampoule Exoterra ont été faite AVEC un socle réflecteur)


Voici le graphique des résultats:


Élevages Lisard - Variation de l'intensité d'UVB dans le temps1de plusieurs modèles d'ampoules UVB pour reptiles dans un terrarium


** Le seuil minimum du niveau d’UVB est ici fixé à 15uW/cm2 à une distance de 16 pouces entre l’ampoule et votre lézard. Il est considéré qu’en terrarium, votre lézard peut se photoréguler dans un gradient d’UVB que vous devez leur offrir en lui permettant de s’approcher de l’ampoule s’il le désire (jusqu’à une distance minimum de 4 à 6 pouces selon les type d'ampoule). Ceci lui permet typiquement de s’exposer à des niveaux d’UVB compris entre 15uW/cm2 et au moins 60uW/cm2, soit des niveaux adéquats pour une exposition prolongée pour des lézards diurnes héliophiles.



Vous  pouvez rapidement constater que les ampoules, quoique destinées au même marché (selon l’étiquetage des produits), soit les lézards diurnes d’habitat désertique, n’émettent vraiment pas les mêmes niveaux d’UVB.

Voici quand même l’analyse des résultats qu’on peut en faire :

1 – L’ampoule fluocompacte Zilla Desert50 20W est excellente et offre un très bon niveau d’UVB. Elle dure plus d’un an et elle pourrait même être réutilisée pour une seconde année dans un autre terrarium pour une espèce demandant un moins grand niveau d’UVB. Bref, un moyen d’économiser à long terme. Elle utilise un seul socle standard réduisant ainsi les coûts initiaux. Le coût d’achat de cette lampe est d’environ 40$ et le coût de son utilisation annuelle en électricité est d’environ 6,58$ par ampoule. Donc, ceci vous donne un coût réel d’environ 46,58$ (taxes en sus) par année*.

2- Le fluorescent linéaire T8 (en tube) Zoomed ReptiSun 10.0 (36W pour le tube 48 pouces utilisé lors de nos tests) est également très bon pour ceux qui désirent utiliser un fluorescent linéaire au lieu des alternatives fluocompactes. Il dure aussi plus de 1 an et il pourrait même être réutilisé pour une seconde année dans un autre terrarium pour une espèce demandant un moins grand niveau d’UVB. Bref, un moyen d’économiser à long terme. Le coût d’achat de ce fluorescent est d’environ 40$ et le coût de son utilisation annuelle en électricité, d’environ 11,84$ par tube. Donc, ceci vous donne un coût réel d’environ 51,84$ (taxes en sus) par année*.

3- Une seule ampoule fluocompacte Exoterra ReptiGlo 10.0 26W n’offre pas les niveaux nécessaires d’UVB pour les lézards désertiques. Dès la première semaine, son niveau d’UVB émis est déjà insuffisant. Il faut donc utiliser deux ampoules pour obtenir les niveaux d’UVB nécessaires. Ceci augmente donc de beaucoup les coûts d’achat et d’utilisation, sans compter qu’il faut aussi soit un socle supplémentaire ou utiliser des socles doubles, ce qui augmente encore une fois les coûts. Le coût d’achat est d’environ 24$ par ampoule, soit 48$ pour deux ampoules, et le coût de leur utilisation annuelle en électricité est d’environ 17,10$ par pair d’ampoules. Donc, ceci vous donne un coût réel d’environs 65,10$ (taxes en sus) par année*.

* À raison d’une utilisation de 12h par jour, pour 365 jours, et considérant un coût de l’électricité de 0,0751$/kWh (prix selon Hydro-Québec en date du mois de septembre 2012).


Bref, comme vous pouvez le constater suite à cette analyse, parfois payer plus cher à l’achat pour avoir de l’équipement de qualité est rentable à plus long terme.



Voici un second tableau qui démontre les différences d’émission et de longévité entre l'ampoule fluocompacte Zilla Desert50 20W et deux générations différentes d'ampoules fluocompactes UVB de la compagnie Exoterra.

Nous avons donc testé :

–    L’ampoule fluocompacte Zilla Desert50 20W
–   
L’ampoule fluocompacte Exoterra ReptiGlo 10.0 26W (ancienne génération - avant l'automne 2013)
–    L’ampoule fluocompacte Exoterra UVB150 26W (nouvelle génération - depuis l'automne 2013)
       (tous dans un socle non-réflecteur 8.5" de marque Zilla)


Voici le graphique des résultats:



Élevages Lisard - Variation de l'intensité d'UVB dans le temps1de plusieurs modèles d'ampoules UVB pour reptiles dans un terrarium


** Le seuil minimum du niveau d’UVB est ici fixé à 15uW/cm2 à une distance de 15 pouces entre l’ampoule et votre lézard. Il est considéré qu’en terrarium, votre lézard peut se photoréguler dans un gradient d’UVB que vous devez leur offrir en lui permettant de s’approcher de l’ampoule s’il le désire (jusqu’à une distance minimum de 4 à 6 pouces selon les type d'ampoule). Ceci lui permet typiquement de s’exposer à des niveaux d’UVB compris entre 15uW/cm2 et au moins 60uW/cm2, soit des niveaux adéquats pour une exposition prolongée pour des lézards diurnes héliophiles.



Vous  pouvez rapidement constater que les ampoules, quoique destinées au même marché (selon l’étiquetage des produits), soit les lézards diurnes d’habitat désertique, n’émettent vraiment pas les mêmes niveaux d’UVB.

Voici quand même l’analyse des résultats qu’on peut en faire :

On remarque clairement que même la nouvelle génération d'ampoule UVB d'Exoterra (ceux avec des noms comme UVB100 et UVB150 au lieu de l'ancienne dénomination 5.0 et 10.0), quoique qu'environ deux fois mieux que l'ancienne génération, offrent des niveaux d'UVB insuffisants même lorsque neuves, à une distance utile de 15". Pour ce qui est de la Zilla, elle offre un niveau d'UVB adéquat pour environ 8 mois, ce qui est parfait lorsqu'on change nos ampoules UVB au printemps comme nous le recommandons. Ceci leur offre donc des niveaux adéquats d'UVB pour tout le printemps, tout l'été et le début de l'automne. Ensuite, il y a toujours de l'UVB en hiver, mais en moindre quantité, ce qui réplique en quelque sorte le cycle naturel.


Bref, comme vous pouvez le constater suite à cette dernière analyse, seulement quelques marques d'ampoules UVB (comme Zilla et Zoomed) offrent des niveaux d'UVB assez grands pour être adéquats aux lézards désertiques héliophiles, comme les Uromastyx.


 





Dossier UVB: Quelle ampoule est la meilleure selon vous?


Chez Élevages Lisard nous vendons seulement ce que nous utilisons (ou ce que nous utiliserions) pour nos propres animaux de notre élevage. C’est pourquoi nous vendons seulement les meilleurs modèles des deux meilleures marques disponibles sur le marché :

-    Les ampoules fluocompactes Desert50 20W et Tropical25 20W de Zilla.
-    Les ampoules fluocompactes ReptiSun 10.0 et 5.0 26W de Zoomed.
-    Les tubes fluorescents T8 ReptiSun 10.0 et 5.0 (toutes longueurs) de Zoomed.

-    Les tubes fluorescents T5HO ReptiSun 10.0 et 5.0 (toutes longueurs) de Zoomed.
    
(Les données des tube T5HO ne sont pas encore illustrées dans les tests ci-haut).


Non seulement ces ampoules offrent des niveaux d'UVB beaucoup plus forts que la marque Exoterra couramment vendue en animaleries, mais la qualité de leurs UVB et de leur lumière visible émise est bien meilleure selon plusieurs rapports indépendants.


Actuellement, LA meilleure source d'UVB sur le marché pour des espèces désertiques héliophiles comme nous élevons chez Élevages Lisard, est les fluorescents Reptisun T5HO de Zoomed. Ce sont des fluorescents de très bonne qualité, émettant beaucoup d'UVB de manière sécuritaire et à une très bonne distance. Pour savoir qu'elle modèle ou longueur exactement vous avez besoin, laissez-nous le soin de vous conseiller selon l'espèce de votre animal et le type de terrarium.


Bref, c’est ce que nous utilisons et ce que nous recommandons d’utiliser si vous voulez vraiment offrir le meilleur pour vos animaux.


Finalement, pour vous aidez à choisir parmi tous ces modèles et marques différentes pour bien répondre aux besoin de votre animal, n'hésitez pas à nous demander conseil lorsque vous viendrez chercher votre prochaine ampoule ou tube fluorescent UVB.


 





Dossier UVB: J’ai déjà une ampoule fluocompacte (ou un tube) Exoterra qu’est-ce que je devrais faire?


Vous avez plusieurs solutions.

Si vous n’avez pas encore utilisé l’ampoule, vous pouvez simplement la retourner pour obtenir un remboursement et acheter un modèle d’une autre marque. Sinon, si vous l’avez déjà déballée et utilisée, vous avez deux choix :

1 - Acheter au moins une seconde ampoule Exoterra pour obtenir le bon niveau d’UVB. Ceci peut donc inclure acheter un second socle (ou ballaste) pour cette nouvelle ampoule (ou tube).

Par contre, si vous avez une ampoule fluocompacte de seulement 13W (et non 26W), il va vous falloir 4 ampoules de cette puissance pour avoir le bon niveau d'UVB pour un lézard diurne héliophile. Dans ce cas, on vous suggère la seconde alternative.


2 - Acheter une ampoule d’une bonne marque et réutiliser votre ampoule actuelle pour une espèce demandant de moins grands niveaux d’UVB. Si vous n’avez pas d’autres animaux, vous pouvez aussi tout simplement la recycler de manière responsable.


 





Dossier UVB: Quelles sont les conséquences d’un manque d’UVB?


Selon plusieurs études effectuées dans les zoos et les autres institutions dévouées à la garde en captivité de reptiles, un manque d’UVB pour une période de 2 à 4 mois est tolérée par l’organisme des reptiles vu leur mode de vie naturel souvent très saisonnier (avec une période d’hivernage où leur exposition aux rayons UVB est très faible à nulle).

Par contre, plusieurs études ont aussi démontré une baisse de la densité osseuse aussi tôt que 6 mois après un manque d’UVB adéquat et cela même avec une supplémentation de vitamine D3 alimentaire. Ceci est dû au fait que, pour plusieurs espèces, notamment des espèces diurnes et héliophiles, la supplémentation de vitamine D3 est toujours insuffisante pour soutenir une bonne croissance et le maintien des fonctions vitales, et seule une exposition à des rayons UVB peut augmenter le niveau sanguin de vitamine D3 à des niveaux adéquats.

Puis, après 12 mois sans une source adéquate d’UVB (et même avec une supplémentation pour certaines espèces), un très grand pourcentage des reptiles développent une maladie métabolique des os, qui se présente sous différents symptômes (en ordre d’occurrence selon la gravité de la situation): manque d'appétit, faiblesse général, manque de tonus, os fragiles et facilement cassant, enflures au niveau des articulations et de la mâchoire,
bosses anormales au niveau des os longs et de la colonne vertébrale, tremblements convulsifs des membres et des extrémités, fractures, paralysie partielle notamment des membres postérieurs et de la queue, constipation, anorexie, léthargie générale, puis cela peut dégénérer jusqu’à la mort de l’animal si aucun traitement n’est fait à temps.

Bref, le manque d’UVB pour les reptiles peut avoir de graves conséquences et cela assez rapidement. Donc, ne négligez pas cet aspect et offrez à vos animaux une source d’UVB de qualité et adaptée à l’espèce que vous gardez en captivité. Vous éviterez ainsi bien des problèmes (et des coûts!) et vous leur offrirez une meilleure qualité de vie.



 





Comment bien disposer de vos insectes nourriciers inutilisés?


     Saviez-vous que la grande majorité des insectes d’élevages que vous achetez ne sont pas des espèces qui sont retrouvées à l’état naturel au Québec?


     Ces insectes, qui sont originaires de d’autres pays, sont souvent considérés comme des pestes dans leur pays d’origine puisqu’ils se reproduisent facilement et rapidement et détruisent la végétation et les récoltes. Dans le cadre d’un élevage d’insectes nourriciers, le fait qu’ils se reproduisent aisément est un avantage.


    Par contre, il faut faire attention pour ne pas altérer l’équilibre des écosystèmes qui sont ici au Québec. Pour ces raisons, nous vous déconseillons fortement de « libérer » ces insectes dans la nature.


     Si vous devez disposer de vos insectes, SVP, prenez quelques précautions avant de le faire. Mettez les insectes dans un plat et placez-les au congélateur pendant 1 à 2 jours complets pour s’assurer qu’ils sont bel et bien morts. Vous pourrez alors en disposer en toute sécurité, de façon responsable.


     La liste des espèces d’insectes non-indigènes qui sont permis au Québec est régie par l’Agence Canadienne d’Inspection des Aliments (ACIA). La majorité des insectes nécessitent donc un permis pour être importés et la relation entre l’ACIA et ceux-ci est fragile. Si ces insectes sont jugés être un danger potentiel pour notre agriculture ou notre faune et notre flore indigène, les permis peuvent être révoqués. On pourra alors dire à dieu à la belle diversité d’insectes que nous avons en ce moment pour nourrir aisément nos animaux.


     Alors SVP, maintenant que vous êtes au courant, disposez de vos insectes nourriciers de façon responsable.


 





Mes grillons sont morts! Mais est-ce vraiment le cas?


     Vous faites tout ce que nous suggérons pour conserver vos grillons et vous ne cessez de trouver des grillons morts partout au fond de votre bac? Êtes-vous certains qu’ils sont bien morts?


     Après avoir résolu quelques problèmes avec plusieurs clients qui nous parlaient de leurs grillons morts, nous nous sommes rendu compte que la plupart des gens ne savent pas que les grillons font des mues. Tout comme les lézards, ils vont changer de peau pour grandir….Vous voyez où nous voulons en venir? Oui, dans la plupart des cas, il s’agissait bien de mues de grillons, et non de grillons morts!


     Les mues de grillons vont avoir l’apparence d’un grillon vide, sont de couleur pâle et ne deviendront jamais noires. Légères et volatiles, elles se soulèveront facilement si vous soufflez dessus. Elles se froisseront sous vos doigts, comme du papier de soie. Aussi, les mues de grillons ne sentent rien de particulier.


Élevages Lisard - Mues de grillons


     Les grillons morts par contre sont noirs (24 heures après leur mort) et "pleins". Ils ne sentent également pas très bon non plus, ce qui indique typiquement qu'on a des grillons morts dans son bac.


Élevages Lisard - Grillons morts


     Donc, si vous retrouvez plusieurs mues dans votre bac à grillons, c’est que vos grillons se portent à merveille et qu’ils grossissent.


 





L'hivernation chez les lézards

        

     L’hivernation est un mécanisme tout à fait naturel chez les lézards, mais surtout pour ceux vivant dans les déserts où les différences de température sont assez extrêmes entre les saisons. Elle se caractérise par un sommeil plus long (voir même durant plusieurs jours sans se réveiller), un appétit réduit et une léthargie. Les lézards qui entrent en mode d’hivernation auront tendance à rester dans le point froid et chercher un endroit pour dormir (sous une branche, dans une cachette). Ils ne voudront plus se nourrir (ou très peu) et seront beaucoup moins actifs. Évidemment, ils feront des selles moins souvent puisque leur apport en nourriture sera réduit.


     En captivité, cette période de somnolence hivernale est plus commune chez les juvéniles et les adultes, et moins répandue chez les jeunes de moins d’un an. Par contre, tous ceux qui ont suffisamment de réserves (graisses) peuvent le faire sans problème, ni aide de notre part. L’hivernation peut durer de quelques semaines à plusieurs mois (typiquement entre 2 et 4 mois) selon les lézards et leurs conditions de garde.


     Les stimuli qui déclenchent l’hivernage sont principalement la baisse de la photopériode et les baisses des températures (de jour comme celle de nuit). Ainsi, comme nous vivons au Québec, à une latitude assez élevée, les variations saisonnières de photopériode et de température de notre climat sont assez grandes pour induire facilement un hivernage chez des lézards désertiques en captivité. Même si les températures du terrarium de votre lézard étaient parfaites en été, la baisse des températures extérieures à l’automne (typiquement vers le mois d’octobre ou de novembre) est suffisante pour abaisser les températures à l’intérieur de votre maison et donc à l’intérieur du terrarium. Ceci est encore plus vrai si le terrarium de votre lézard est placé près d’une fenêtre ou contre un mur extérieur.


     Donc, si vous voulez éviter que votre lézard hiverne (ou si vous voulez qu’il le fasse dans une moindre mesure), vous devez vous assurer d’ajuster les températures de son terrarium à l’automne (en fait, à chaque changement de saison et aussi lors de chaque période de températures extrêmes, vous devriez refaire une vérification des températures par mesure de prévention). Ceci veut donc dire concrètement d’augmenter la puissance (wattage) des ampoules chauffantes déjà en place, voire même d’ajouter une ampoule chauffante d’appoint pour la période hivernale, parfois même du côté frais. Même si votre lézard ne se lève pas du tout, ne fermez pas ses ampoules et ne réduisez pas le temps d’éclairage. Ceci aura un effet amplificateur sur son hivernation. Rappelez-vous, les deux stimuli majeurs qui déclenchent l’hivernage sont les baisses de température et la baisse de la photopériode. Donc, si votre lézard commence une période d’hivernation, il est donc mieux d’augmenter la photopériode que de la réduire.


     Et que faire si, même malgré vos ajustements de températures, votre lézard hiverne? Rien. Comme dit au tout début de ce texte, ce processus est un mécanisme naturel et donc tout à fait normal. Surtout, évitez de réveiller votre lézard et de le mettre sous la lampe chauffante. Ceci est non seulement inutile, mais cela peut même être dangereux pour votre lézard. Celui-ci, lorsqu’il entre en hivernage, doit conserver son énergie et un des mécanismes pour le faire est de réduire sa température corporelle (ce que le lézard fait de manière comportementale), en évitant de s’exposer au chaud et en recherchant une cachette au frais. Donc, en le sortant de sa cachette et le mettant au chaud, vous le forcer à augmenter sa température et ainsi vous augmentez ses dépenses énergétiques (bref, vous amoindrissez ses réserves plus rapidement) et cela peut aller jusqu’à lui faire perdre beaucoup trop de poids. Un lézard en bonne santé qui hiverne ne perdra pas plus d’environ 10% de son poids corporel entre le début et la fin de l’hivernage. Ne lui forcez pas non plus de nourriture dans la bouche lors de cette période. Sans sa température corporelle, il ne peut pas bien digérer et ne mange donc pas. C’est normal.


     Bref, si votre lézard hiverne soyez patient. C’est normal et ce n’est pas inquiétant. Oui, il peut sembler un peu plus inintéressant lors de cette période, mais dites-vous que cela est une petite pause pour vous aussi, car durant cette période, vous n’aurez pas à faire le ménage aussi souvent ni même à débourser de l’argent pour sa nourriture. Et cette petite pause vous fera davantage apprécier sa compagnie à son réveil au printemps.


 





Nettoyage et désinfection : Quand et comment?

        

     C’est un sujet très important, car la santé de votre lézard passe d’abord par l’hygiène de son terrarium. Par contre, les nouveaux propriétaires sont souvent un peu mélangés sur comment et quand nettoyer et/ou désinfecter leur terrarium, alors nous avons décidé de faire ce petit guide.


   D’abord, distinguons nettoyage et désinfection. Le nettoyage a pour but d’enlever tout débris de nourriture, d’excréments, de taches d’urine, ou toutes autres salissures du terrarium de votre animal. Ceci devrait être fait régulièrement afin de garder le terrarium propre et salubre pour votre lézard. Ainsi, nous recommandons de toujours faire un « spot cleaning » à l’endroit ou votre lézard a fait ses besoins. Si vous avez un sol en céramique ou vinyle, vous n’avez qu’à d’abord ramasser les excréments avec un essuie-tout, puis vaporiser l’endroit avec un bon nettoyant comme le Wipe Out de Zoomed (qui est à la fois un léger désinfectant d’ailleurs). Suivez les instructions du manufacturier. Si vous avez un substrat particulaire (sable, fibre de coco, Excavator, etc.) retirez et jetez les selles avec une partie du substrat qui est en dessous. Pour les fenêtres, nous recommandons de les nettoyer au besoin avec un produit nettoyant non toxique et sans ammoniaque comme celui de Zilla ou de ATM. Encore une fois, vous n’avez qu’à suivre les instructions du manufacturier.


     La désinfection par contre, a pour but d’éliminer les germes (virus, bactéries, champignons et parasites) dans le terrarium ou sur les accessoires. Pour votre terrarium ceci devrait être fait de manière plus sporadique, souvent en même temps que lorsqu’on change complètement le substrat (s’il y a lieu). Nous recommandons de faire au moins deux grands ménages par année, typiquement au printemps et à l’automne. Par grand ménage, on entend le nettoyage puis la désinfection complète du terrarium et des accessoires. Par contre, on peut quand même désinfecter à d’autres moments pour d’autres applications, pensons ici notamment si vous achetez un terrarium ou tous autres accessoires usagés afin de prévenir la contamination de votre animal par des parasites. Pour ce faire nous recommandons d’utiliser un désinfectant à large spectre et reconnu dans le monde animal comme le Virkon, qui est à la fois virucide, bactéricide, fongicide et même désodorisant. Suivez les instructions du manufacturier.


    Ces produits sont tous disponibles dans notre section "Produits - Nettoyants et desinfectants".


 





Est-ce qu’il y a des différences entre les mâles et les femelles?

        

     Les différences entre mâles et femelles dépendent de l’espèce en question. Tout d’abord, il faut savoir que le fait qu’un lézard soit plus ou moins manipulable ou docile ne dépend aucunement de ce facteur. Il s’agit plutôt de différences interindividuelles que d’une différence entre les sexes.


Les couleurs : Chez les uromastyx, les mâles ont tendance à avoir des couleurs plus vives que les femelles (encore une fois, tout dépend des espèces). Les Uromastyx geyri et les Uromastyx ocellata femelles ont les mêmes couleurs que les mâles, simplement moins vives. Pour d’autres espèces, le dimorphisme sexuel est plus grand, mais souvent cela s’atténue avec l’âge. Par exemple, les femelles Uromastyx ornata ont des couleurs plus ternes en bas âge, mais finissent par avoir de belles écailles colorées en vieillissant. Chez les dragons barbus, il n’y a pas de différence de couleurs entre les deux sexes. Les femelles peuvent avoir des couleurs aussi éclatantes que les mâles. Quant à eux, les mâles juvéniles et adultes ont la capacité de rendre leur barbe toute noire lorsqu’ils veulent impressionner une femelle ou un autre mâle. Cependant, la barbe noire n’est pas exclusive aux mâles. Certaines femelles peuvent aussi faire des barbes tout aussi noires par moment. Chez les agames peints, il n’y a pas de différence de couleurs. Les femelles peuvent avoir des teintes jaunes et orangées aussi éclatantes que les mâles. Par contre, les mâles peuvent avoir des écailles bleues sur le dos s’ils proviennent d’une lignée possédant du bleu.


Le comportement : Les mâles ont en général un plus grand éventail de comportements différents. Que ce soit pour montrer qu’il est maître de son territoire ou pour attirer les femelles, les mâles vont parfois faire de drôles de mouvements (« head bobbing », « push ups », etc.) pour communiquer leurs intentions et ce, même s’ils sont seuls dans le terrarium (parfois ils voient leur reflet). Les femelles quant à elles sont souvent plus discrètes et montrent moins de comportements particuliers, sauf lorsqu’elles sont avec un mâle ou une autre femelle.


La ponte : Il est possible qu’une femelle ayant atteint la maturité sexuelle produise des œufs, et ce, même si elle est gardée seule dans son terrarium. Ces œufs seront alors infertiles. Ce phénomène n’est pas rare, mais ce n’est pas non plus systématique. Donc, tout ce que vous avez à faire, c’est d’ouvrir l’œil et être attentif aux signes. Si votre femelle mange beaucoup plus que d’habitude et semble gonflée du ventre, si elle gratte sans arrêt et semble agitée, il se peut qu’elle soit prête à pondre des œufs. Ne courez pas de risque et offrez-lui un bac à ponte (bac contenant du sable et/ou de la terre et/ou de la vermiculite humide). Ainsi, elle aura le réflexe de creuser et de pondre ses œufs si elle en a le besoin. Si vous avez une femelle ou que vous voulez une femelle, ne soyez pas découragés ou effrayés par la possibilité d’une ponte. Le simple fait d’être au courant que c’est possible va vous éviter le stress de ne pas savoir ce qu’elle a, ni celui de ne pas savoir quoi faire.


La cohabitation : Dans certaines conditions et selon l’espèce, il est possible de faire cohabiter deux individus de la même espèce ensemble. Donc, si vous souhaitez avoir deux individus ensemble, vous ne pourrez pas avoir deux mâles. Dans certaines situations deux femelles peuvent cohabiter et dans d’autres, il sera possible d’avoir un couple. Par contre, avant de faire cohabiter des lézards, veuillez bien vous renseigner avant.


Finalement, choisissez un animal que vous aimez, c’est ce qui est le plus important. De toute façon, le sexe de certaines espèces de lézards ne pourra pas être déterminé avant quelques années. Ce sera donc une belle surprise que vous découvrirez avec le temps.


 





La mue chez les lézards

        

     La mue est un phénomène auquel nous sommes moins habitués et c’est une source de bien des questionnements. Il n’y a pas de règle de temps entre les mues et il n’est donc pas possible de prévoir ce qui est normal ou non. La mue survient lorsque l’animal est en croissance ou si la peau doit être changée (où il y a eu blessure). Les jeunes vont donc muer plus souvent que les adultes puisqu’ils sont en croissance. Il existe différentes formes de mues selon les espèces. Les geckos et les serpents vont muer en un seul morceau, comme un pyjama qu’on enlève. Les dragons barbus, les uromastyx et les agames peints vont, pour leur part, muer en parties. Donc, ils peuvent muer du dos, ensuite de la tête, ensuite de la queue, des pattes, etc. Le temps de la mue est différent aussi selon les espèces. Certaines espèces plus tropicales vont avoir des mues très rapides : un jour on voit qu’ils sont plus pâles, et le lendemain ils ont mué. D’autres espèces, comme les uromastyx, ont des mues très lentes : ils peuvent avoir une partie de peau blanche qui va rester ainsi pendant plusieurs semaines.


     Votre rôle dans tout cela? En fait, il n’y a rien de particulier à faire lors des mues. Vous n’avez qu’à surveiller si la peau finit par décoller d’elle-même. Parfois, si une mue semble plus coriace et qu’elle ne veut pas décoller, vous pouvez donner un petit bain à votre lézard. Ceci va aider à hydrater la peau et pourra l’aider à décoller. Vous pouvez aussi, sans donner de bain, humecter un coton-tige et frotter un peu à l’endroit où la peau reste collée. Les endroits à surveiller sont surtout les extrémités (le bout des doigts et de la queue). Si la mue ne décolle pas, à la longue elle peut créer une constriction aux extrémités et empêcher le sang de circuler. Si rien n’est fait à ce moment-là, le bout de doigt ou de queue pourrait finir par se nécroser et tomber. Ces incidents sont plutôt rares, mais vérifiez quand même après une mue si tous les morceaux de l’ancienne peau sont tombés. Pour ce qui est des lambeaux de peau qui se retrouvent sur le sol, vous n’avez qu’à les enlever. Il se peut également que votre lézard les mange, ou pas.


 





Quelle puissance (wattage) dois-je avoir pour mon ampoule chauffante?

        

     Il est impossible de donner la puissance requise d’une ampoule chauffante pour un type de lézard (ou pour obtenir une certaine température). La température obtenue avec une certaine ampoule chauffante dépend de plusieurs facteurs comme:


Le type d'ampoule : Selon les marques et les modèles, le format de l’ampoule change. Ainsi, certaines ont un faisceau plus étroit (spot) d’autres large (flood). Aussi, les ampoules à réflecteur chauffent mieux que celles sans et les halogènes sont celles qui chauffent le plus.

La distance entre l'ampoule et le « basking spot » : Plus la distance est courte (dans la mesure du sécuritaire), plus toute l'énergie rayonnante atteint vraiment le « basking spot »

La disposition de l'ampoule chauffante : C'est beaucoup plus efficace si l’ampoule est fixée à l'intérieur du terrarium qu'à l'extérieur par-dessus un grillage où il y a des pertes par convection, mais aussi des pertes d’énergie rayonnante qui est réfléchie par le grillage.

Le matériel du « basking spot » : La roche naturelle absorbe et relâche beaucoup plus la chaleur que du bois ou du plastique qui sont des isolants.

Le type de terrarium : S’il y a trop d'aération, on perd de la chaleur par convection.

Le type de matériel avec lequel le terrarium est construit : Les terrariums en vitre isolent beaucoup moins bien que ceux en bois. Ainsi, il est beaucoup plus simple de garder une bonne différence de température entre le terrarium et votre maison si celui-ci est en bois.

La circulation d'air dans la maison du propriétaire : Si le terrarium est dans un courant d'air, cela refroidit le terrarium, surtout pour les terrariums déjà trop aérés.

L'emplacement du terrarium : Un terrarium sur le bord d'une fenêtre ou le long d’un mur extérieur est beaucoup plus susceptible d'être plus froid en hiver.

La température ambiante chez la personne : La différence entre la température à atteindre dans le terrarium pour votre lézard et celle de votre maison influencera aussi le choix de la puissance de l’ampoule. Si une certaine ampoule en milieu contrôlé dans un terrarium fixe donne une différence de température de 10°C, cela donnera seulement 28°C si il fait seulement 18°C ambiant chez la personne, alors que cela donnera 38°C s’il y fait 28°C par exemple.

Le nombre de terrariums qui s'allume en même temps : Si il y plusieurs terrariums dans une même pièce ou même la maison, ceci affecte la température ambiante de la maison pour la période ou les terrariums sont allumés.

Le nombre et le type des autres ampoules dans le terrarium : En plus de l’ampoule chauffante, il y a d’autres ampoules comme celle UVB et peut-être aussi d’autres simplement pour l’éclairage. Toutes celles-ci contribuent quand même un peu à augmenter la température du terrarium.

La disposition de toutes ces autres ampoules : Encore une fois, les ampoules mises à l'intérieur apportent de la chaleur qui reste dans le terrarium, contrairement aux ampoules et tubes fluorescents mis à l'extérieur du terrarium.


     Bref, comme dit plus tôt, il est impossible de donner la puissance requise d’une ampoule pour un type de lézard (pour obtenir une certaine température). On ne peut que faire une approximation initiale, mais ensuite il faut obligatoirement s'ajuster.


   Ce n’est pas grave si vous achetez trop d’ampoules chauffantes, car celle trop chaude en été sera probablement correcte en hiver, ou vice versa. En plus, l’ampoule de trop peut servir de rechange temporaire en cas de bris de l’ampoule principale. Vaut mieux une température un peu inadéquate (un peu trop frais ou un peu trop chaud) pour quelques heures, voir un jour ou deux, qu’aucune ampoule chauffante.


 





Mes ampoules chauffantes brûlent toujours! Est-ce normal et comment faire pour prolonger leur durée de vie?

        

    D’abord ce qu’il faut savoir, c’est que la durée de vie moyenne d’une ampoule incandescente standard se situe entre 1000 et 1200 heures seulement. Lorsqu’on calcule combien de jours cela représente à un rythme d’utilisation de 14h par jour, cela ne représente qu’entre 71 et 85 jours (soit environ seulement 2 mois et demi). Certaines marques affirment que leurs ampoules durent jusqu’à 2000 heures (un peu plus de 4 mois et demi), mais cela est seulement dans des conditions parfaites.


Voici donc quelques trucs pour allonger le plus possible la durée de vie de vos ampoules pour rentabiliser au maximum votre achat:

1) Utilisez un socle de porcelaine en bon état et adapté à la puissance de votre ampoule. Par exemple, les petits socles de 5.5 pouces ne sont adéquats que pour des ampoules jusqu’à 100W, et non 150W comme les socles standards de 8.5 pouces. Aussi, assurez-vous que le dôme réflecteur soit bel et bien vissé serré et que la languette de métal au fond du socle soit légèrement relevée (et non complètement aplatie). ATTENTION : Avant de faire toute manipulation sur un socle, débranchez le cordon d’alimentation.

2) Utilisez un support de socle, au lieu de déposer le socle directement sur le grillage de votre terrarium. Ceci empêche la surface de la lampe de toucher directement le grillage et permet de bien ventiler l’ampoule, limitant la température autour de celle-ci. Vous pouvez aussi, au lieu d’utiliser un support à socle, utiliser certains socles plus profonds, qui permettent aussi que l’ampoule ne touche pas le grillage.

3) Vissez fermement l’ampoule dans le socle. Une ampoule mal vissée brûlera très rapidement. Aussi, il est recommandé de revérifier vos ampoules hebdomadairement afin de s’assurer qu’elles sont encore bien fermement vissées dans leur socle car avec les cycles chaud/froid, les ampoules ont tendance à se dévisser légèrement avec le temps.

4) Limitez au minimum le déplacement de vos socles lorsque l’ampoule est allumée ou encore chaude. Si vous avez à déplacer le socle, éteignez l’ampoule et attendez que l’ampoule ait refroidi jusqu’à la température de la pièce avant de la déplacer.

5) Assurez-vous de limiter les vibrations de l’ampoule au minimum. Les ampoules qui sont soumisses à des vibrations brûlent rapidement. Si votre meuble à terrarium est régulièrement soumis à des vibrations, envisagez de suspendre votre socle avec l'utilisation d'un support à socle par exemple.

6) Portez des gants ou utilisez un chiffon pour visser/dévisser l’ampoule. Ceci évitera de mettre du gras de vos mains sur la surface de l’ampoule, ce qui diminue la durée de vie de l’ampoule. Aussi, ceci évitera de peut-être vous brûler!

7) Évitez les chocs thermiques. Si l’ampoule est très froide, parce que vous venez de la recevoir par la poste en hiver par exemple, ou parce qu’elle était entreposée dans un endroit froid (comme un garage), attendez que celle-ci redevienne à température pièce avant de l’allumer.


 





Comment savoir si un uromastyx est né en captivité ou pas?

        

     99% des uromastyx présents sur le marché canadien sont des animaux capturés dans leur milieu naturel (WC, « Wild Caught ») qui sont importés pour être vendus comme animaux exotiques. Malheureusement, les statistiques sont sombres : 90% de ces animaux importés meurent dans leur première année en captivité. C’est pour cela qu’Élevages Lisard s’est donné comme mandat d’offrir au grand public des lézards nés en captivité et en parfaite santé afin de combler la demande pour ces animaux fascinants, tout en limitant la destruction des populations naturelles de ces espèces de plus en plus menacées.


     Malheureusement, il n’y a aucune loi au Canada qui oblige de clairement identifier l’origine des animaux exotiques et trop souvent les uromastyx (comme bien d’autres lézards d’ailleurs) sont faussement affichés ou vendus comme des animaux nés en captivité. Après tout, c’est beaucoup plus vendeur que de dire la triste réalité qui rebuterait bien des clients qui aiment vraiment les animaux.


     Donc, comment savoir si un uromastyx est bel et bien né en captivité? Le seul et unique moyen efficace de le savoir sans aucun doute est de l’acheter directement chez un éleveur d’uromastyx réputé. Donc, si vous voulez être certain de sa provenance, n’achetez pas un uromastyx en animalerie ni de sites d’annonces classées (de seconde main). Malheureusement, vous ne pouvez pas vous fier aux commis d’animaleries ni à ceux qui veulent vendre rapidement leurs animaux qu’ils ne désirent plus. Parfois ils ne mentent pas nécessairement par malhonnêteté, mais bien seulement par ignorance, car, souvent, ils ne connaissent même pas eux-mêmes la provenance réelle des animaux qu’ils vendent.


     Aussi, pour s’assurer que c’est vraiment un bébé né en captivité et non une importation de très jeunes uromastyx « Farmed Raised » (ce qui est commun chez les espèces U. ornata ornata et U. aegyptia notamment) ou de très jeunes « Wild Caught » (comme c’est parfois le cas pour des U. geyri), il faut absolument avoir vu, en personne, les parents reproducteurs, lorsque vous êtes chez l’éleveur où vous pensez acheter votre uromastyx. Malheureusement, il existe plusieurs personnes qui achètent ces très jeunes uromastyx de distributeurs/importateurs et les revendent en les affichant comme des lézards nés en captivité alors que cela est totalement faux.


     De plus, des photos de l’accouplement, de la femelle gravide, des œufs, de la femelle après la ponte, ou toutes autres preuves matérielles sont très désirables afin d’avoir la certitude de la provenance de l’animal que vous planifiez acheter. De toutes façons, ces renseignements sont faciles à obtenir, car c’est le genre d’éléments que tous les éleveurs affichent, avec fierté, sur leur site web par exemple.


     Donc, si vous n’achetez pas votre uromastyx directement d’un éleveur réputé, vous ne pouvez pas être certain de sa provenance, et ainsi, on vous suggère de le considérer comme un individu capturé dans la nature (« Wild Caught »). Ainsi, on vous suggère fortement de faire faire, au minimum absolu, une quarantaine d’au minimum 1 mois, durant laquelle vous devriez faire faire un test de selles chez un vétérinaire compétent en animaux exotiques, afin de s’assurer qu’il n’a aucun parasite, ni aucun problème de santé qui l’empêcherait de bien prospérer en captivité. C’est le coût d’acheter un animal d’origine inconnue et votre responsabilité de le faire en tant que nouveau propriétaire de cet animal.


     Si jamais vous avez la chance de pouvoir acheter un uromastyx né en captivité d’une animalerie (ou d’un particulier qui s’en défait sur un site de petites annonces), et bien, traitez-le quand même comme un animal potentiellement à risques (après tout, il a passé une partie de sa vie, ailleurs que chez vous ou l’éleveur, et pourrait avoir contracté des parasites ou être maintenant malade). Ainsi, une visite chez le vétérinaire est aussi de mise, question de s’assurer de sa bonne santé et de l’absence de parasites internes.


     Un point important aussi : si vous croyez avoir besoin de conseils et être rassurés sur votre nouvel animal, achetez donc votre uromastyx directement d’un éleveur réputé. En plus de pouvoir profiter d’une garantie de santé, tous bons éleveurs se feront un plaisir de vous offrir les informations nécessaires à la bonne garde de votre nouvel animal, ainsi qu'un service après-vente complet. Ceci vous permettra d’avoir l’esprit tranquille et de vous assurer d’avoir une expérience agréable dans cette nouvelle aventure qu’est la garde de lézards en captivité.


 




Quoi faire pour vérifier si un lézard vendu sur une petite annonce provient de chez Élevages Lisard?

 

     C’est simple! Lorsque vous magasinez sur des petites annonces pour trouver un lézard de seconde main et que le vendeur vous affirme que le lézard provient de chez nous, demandez à voir la facture originale de l’animal émise par nous lors de l’achat initial. C’est la seule et unique preuve que vous achetez vraiment un animal provenant de chez Élevages Lisard. Sur la facture originale de l’animal vous y trouverez, en plus des éléments habituels d’une facture, le nom complet de l’animal sous la forme « Nom de la mère & Nom du père Année #x » (Exemple : « Opal & Topaz 2013 #2 »).


     Si le vendeur ne peut vous fournir la facture originale, et bien malheureusement il n’y a aucun moyen de savoir l’origine exacte de l’animal et il est peut-être simplement un animal capturé dans la nature. Traitez-le donc ainsi, et allez voir un vétérinaire compétent en animaux exotiques le plus rapidement possible après l’achat afin de faire un bilan de santé complet incluant un test de selles pour vérifier la présence de parasites internes. Vous vous éviterez bien des soucis futurs!


     Finalement, sachez que même si l’animal provient bel et bien de chez nous, la portée de notre garantie et de notre service après-vente se limite à l'acheteur initial seulement et est non transférable. Donc, si vous désirez un lézard en excellente santé, profiter de notre excellent service après-vente, et en plus nous encourager, achetez donc directement de chez nous.

 

 




Repashy, Clarks et maintenant Black Panther Zoological Supply (BPZ)... mais quelle est la meilleure diète à offrir à mon gecko du genre Rhacodactylus?


     Élevages Lisard à toujours été un fervant partisan d'offrir une alimentation variée. Ainsi, la réponse à cette question est tout simplement, comme dans tout en alimentation et comme pour n'importe quel genre d'animal, d'offrir un peu de tout.


     Même si les nouvelles diètes de Black Panther Zoological Supply (BPZ) sont, à ce jour, les plus proche de l'alimentation naturelle des geckos omnivores, aucune diète n'est réellement complète, et aucune diète ne répond vraiment à 100% aux besoins d'une espèce, encore moins d'un individu en particulier. Alors le meilleur que vous pouvez offrir à votre lézard c'est une variété de diètes différentes afin d'offrir le maximum de nutriments à votre animal. Ainsi vous éviterez les problèmes de carence mais aussi de surdose de certains nutriments qu'une diète unique offre peut-être en trop faible (ou trop grande) quantité. Le principe de variété dicte aussi d'offrir des insectes vivants si votre animal accepte d'en manger, question aussi de le faire chasser et de le stimuler.


     Aussi, vous améliorerez grandement l'appétit de votre animal. Sachez que la monotonie dans une diète est la cause numéro 1 du manque d'appétit chez les animaux en captivité. Le simple fait d'offrir une variété dans l'alimentation à un très grand effet comme stimulateur d'appétit, en brisant simplement la lassitude de toujours manger la même chose. Imaginez-vous manger toujours la même chose à chaque jours, et à chaque repas... pas très agréable! Et bien c'est exactement la même chose pour votre lézard.


     Bref, notre suggestion est de varier l'alimentation offerte à votre lézard, et ceci dans l'intérêt de sa santé mais aussi de son plaisir à manger. Ainsi, on recommande d'acheter plusieurs diètes différentes et non seulement une seule (chaque marque à une composition assez différente pour atteindre, en principe, les mêmes requis nutritionnels). Idéalement, variez sur une base assez régulière. Évitez d'acheter un sac d'une marque et d'attendre de le finir avant de changer. Ainsi vous optimiseez les bienfaits pour votre animal.


 




La triste réalité des lézards : De leur origine à leur sort!


    Saviez-vous que 90% des lézards présents sur le marché sont des animaux capturés dans leur milieu naturel, puis importés ici au Canada? (réf. 1) Et on ne parle pas ici de braconnage, ce qui est un tout autre sujet, car tout ceci est parfaitement légal et accepté par les lois nationales et internationales. Si ceci est un sujet qui vous intéresse, cliquez ici pour lire notre texte « La triste réalité des lézards : Les législations sur les importations ».


     Malheureusement, il est estimé que 90% de ces lézards issus d’importation meurent dans leur première année de captivité (réf. 1).


     Pourquoi autant d’animaux périssent-ils ainsi? Les raisons sont simples, mais très malheureuses :

  • Il n’y a aucune sélection initiale des spécimens capturés : tout ce qui est attrapé est vendu sur les marchés internationaux: spécimens trop vieux, parfois beaucoup trop jeunes, parfois très émancipés et parfois même des femelles gravides (qui portent des œufs);
  • Les mauvaises conditions de garde une fois chez les distributeurs : ils les gardent dans de trop petits enclos pour la quantité de lézards, sans tout l’équipement nécessaire à leur bonne garde en captivité, en prétextant qu’ils ne sont là que temporairement;
  • Les mauvaises conditions de garde encore une fois dans les animaleries, qui sont les premiers acheteurs de ce genre d’animaux : ils en achètent pour combler la demande, mais souvent ne connaissent pas bien comment en prendre soin, et ils sont encore une fois gardés sans tout l’équipement nécessaire à leur bonne garde en captivité, en prétextant aussi qu’ils ne sont là que temporairement;
  • Les mauvaises conditions de garde chez les nouveaux propriétaires, qui souvent achètent impulsivement, sont mal informés (souvent se limitant à ce qui a été dit par un commis d’animalerie) et ne s’informent pas davantage suite à leur achat;
  • La résistance des propriétaires à consulter un vétérinaire spécialisé pour traiter et soigner leur animal, lorsque nécessaire;


     Bref, les lézards souffrent en silence, dépérissent lentement sans trop le laisser paraître, jusqu’à ce que cela soit beaucoup plus évident et malheureusement, il est souvent trop tard.


     Ne jetons pas tout le blâme sur les animaleries, car même si elles font partie du problème actuellement en vendant majoritairement des lézards issus de l’importation, elles le font parce qu’il y a une demande à la base pour ce genre d’animaux. Elles vendent ces animaux parce qu’il y a des acheteurs qui eux aussi sont responsables de ce problème. À défaut de changer les lois nationales et internationales, nous pouvons en tant que consommateurs réduire l’impact de ce problème en éduquant le public sur l’origine des lézards présents sur le marché.


     Les gens croient à tort que les lézards qui se retrouvent dans les animaleries sont issus de l’élevage alors que c’est totalement faux, car, rappelons-le, 90% des lézards présents sur le marché sont des animaux capturés dans leur milieu naturel. Il est donc primordial de sensibiliser les gens sur ce pillage qui, selon nous et aux yeux de plusieurs, est une pratique non éthique et aucunement durable : Plus la popularité des lézards augmentera, plus ils seront importés, plus ils périront et moins il en restera dans leur milieu naturel.


     C’est pour cela qu’Élevages Lisard croit que les lézards issus d’importation devraient être exclusivement réservés aux éleveurs compétents et ayant l’expérience requise pour d’abord les acclimater correctement à la captivité, puis ensuite les reproduire adéquatement en captivité, et ainsi tenter de réduire le problème des importations subséquentes. Malheureusement, rien au niveau de la législation ne l’oblige, à l’inverse de certains pays d’Europe où l’on doit obtenir un certificat de capacité pour garder certaines espèces.


     Les néophytes, et ceux qui ne cherchent qu’un animal de compagnie exotique devraient, selon nous, se limiter aux animaux d’élevage (nés en captivité). Pourquoi? D’abord parce que dans le contexte de la popularité toujours grandissante des lézards, l’accès au grand public à des animaux capturés dans la nature alimente et justifie économiquement l’importation de masse, exacerbant ainsi le problème actuel. Aussi, tout spécimen arraché de son habitat ne peut plus se reproduire et contribuer aux populations naturelles de son espèce, et si celui-ci n’est pas non plus reproduit en captivité pour diminuer le nombre de lézards issus de la capture, cela représente une double perte pour cette espèce.


     L’élevage en captivité, lorsque bien fait, offre plusieurs avantages au grand public. Il permet d’acheter un animal en excellente santé, sans parasite, habitué à la captivité et à l’être humain, peu stressé et agréable à adopter, sans compter les avantages de bénéficier de conseils d’experts provenant de l’éleveur lui-même sur la bonne garde en captivité de cette espèce. Cela rend l’expérience de la garde en captivité de ces animaux beaucoup plus agréable et contribue à conserver les populations naturelles de l’espèce que l’on chérit.


     Donc, selon nous, la vraie solution au problème des importations d’animaux capturés dans la nature passe d’abord et avant tout par l’éducation du public sur l’origine des lézards présents sur le marché. Sensibiliser la population sur ce fait malheureux. Le marché actuel est surchargé de lézards importés, arrachés de leurs milieux naturels, pour être vendus comme des vulgaires biens de consommation à qui est prêt à payer, et rappelons-le, dans 90% des cas, pour venir mourir en captivité.


     S’il vous plait, cessez l’achat d’animaux issus de la capture. Ayez plutôt un impact positif en encourageant un éleveur responsable d’ici, qui saura vous offrir un lézard en bonne santé et combler vos attentes.


    SVP, partagez ce texte maintenant. Toutes les espèces de lézards vous remercient d’éduquer votre entourage. 


 




La triste réalité des lézards : Importations – quelques statistiques sur les Uromastyx


    Comme nous sommes des amoureux des Uromastyx, voici quelques chiffres sur les importations de ce genre de lézards qui vous donnera des frissons. Ce tableau est tiré de la base de données de la CITES et montre le nombre d’Uromastyx importés au Canada seulement entre les années 1992 et 2012 (réf. 2) :


Élevages Lisard - Uromastyx Imports_1992-2012_Canada


     Voici le même tableau, mais cette fois pour le nombre d’Uromastyx importé aux États-Unis, soit le plus grand importateur d’animaux exotiques, encore une fois entre les années 1992 et 2012 (réf. 2) :


Élevages Lisard - Uromastyx Imports_1993-2012_US


      Comme vous pouvez le constater, plus de 400 000 Uromastyx ont été capturés dans leurs milieux naturels pour être exportés de leur pays d’origine puis importer en Amérique du Nord à des fins purement commerciales. Et ceci n’est malheureusement que pour le marché de l’Amérique du Nord, quoiqu’on représente les plus grands consommateurs, avec plus de 63% des importations mondiales d’Uromastyx (réf. 2). Oui, 63%! Et nous ne sommes qu’environ 5% la population mondiale qui habite l’Amérique du Nord (réf. 3). De manière plus exacte et selon les données officielles de la CITES, 420 741 uromastyx sur les 660 710 uromastyx importés partout dans le monde durant cette période ont atterrit en Amérique du Nord.


     Et de grâce, ne nous consolons pas en se disant que le problème est majoritairement aux États-Unis, car le Canada fait quand même très piètre figure : 4.7% des importations mondiales d’Uromastyx sont destinées au Canada alors que nous ne représentons qu’à peine 0.5% de la population mondiale (réf. 3)! Et ceci n’est que pour les Uromastyx, qui ne représentent qu’une fraction de tous les lézards importés! Imaginez les chiffres de tous les lézards… Assez déprimants! En plus, nous avons au Québec deux des trois plus grandes entreprises d’importation de reptiles au Canada.


     Bref, nous avons du chemin à faire pour rétablir la situation, et selon nous, cela débute d’abord par l’éducation, la sensibilisation du grand public à ce problème d’importation de masse de plusieurs espèces de lézards et la conscientisation sur l’importance d’acheter des animaux nés en captivité.


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La triste réalité des lézards : Comment ne pas contribuer à l’importation d’animaux capturés dans leur milieu naturel


    Espérons que la lecture de ce texte vous ouvre les yeux sur les tristes réalités des lézards que ce soit sur leur origine capturée dans leur milieu naturel et/ou leur triste sort en captivité pour la grande majorité de ceux-ci.


     Ce texte a pour but de vous convaincre de ne pas contribuer davantage au problème actuel, en n’achetant pas de lézard arraché à leur milieu naturel. Mais comment savoir si celui qu’on souhaite acheter provient de la capture? C’est assez simple si on a une certaine connaissance du milieu, et le présent texte à justement comme but de vous y aider.


   Premièrement, la majorité des espèces pourtant apparemment communes sur le marché proviennent d’importations et de capture : Uromastyx de différentes espèces, dragons d’eau, dragons des montagnes, caméléons de plusieurs espèces, geckos de plusieurs espèces, anoles, etc. Seuls les lézards très communs et populaires sont élevés en assez grande échelle pour fournir le marché (soit les distributeurs et les animaleries). Ces espèces sont peu nombreuses et se résume à peu près juste à celles-ci : Dragons barbus, geckos léopards, geckos à crête, geckos gargouilles et caméléons panthères. Bien sûr, quelques éleveurs reproduisent d’autres espèces moins communes, mais c’est une minorité.


    Deuxièmement, les lézards peu dispendieux (typiquement sous les 50$) ont de fortes chances d’être issus de la capture. Capitalisme oblige, les lézards qui sont vendus à moindre prix ne sont pas rentables d’élevage en captivité et ne sont donc généralement pas élevés. Par contre, pour quand même fournir à la demande, ils sont capturés puis importés en grande quantité à faible coût. Bref, un lézard né en captivité coûte plus cher et son prix de vente est donc plus élevé.


    Troisièmement, les espèces provenant d’un pays émergent et/ou pauvre ont de fortes chances d’êtres issus de la capture. Plusieurs pays, souvent les pays du tiers monde et les pays émergents acceptent encore de vendre leur faune. Comme expliqué précédemment, cela est beaucoup plus payant et rentable que l’élevage en captivité. Vérifiez l’aire de distribution naturelle de l’espèce convoitée vous en dira beaucoup sur son origine.


     Quatrièmement, les espèces vendues à leur pleine taille (adulte) sont très certainement des animaux issus de la capture. Typiquement, les éleveurs mettent en vente leurs bébés lézards alors qu’ils sont de tailles adéquates pour être accueillis dans leur famille. Ils ne les vendent jamais à la taille adulte pour des raisons économiques évidentes. Le seul problème ici, c’est qu’il existe des fermes d’élevage dans certains pays qui reproduisent en milieu semi-naturel certaines espèces. On qualifie ces animaux de « Farmed Raised » (FR) ou parfois « Ranched ». On peut aussi avoir sur le marché des bébés lézards issus d’importation ce qui peut parfois déjouer le public. Pour en savoir plus à ce sujet : « CB, CBB, CH, LTC, FR, CF, WC… Qu’est-ce que veulent dire tous ces acronymes? » Même si ce dernier point n’est pas infaillible, se renseigner sur la taille adulte de l’espèce convoitée est une bonne source d’information puisque le stade où l’individu est vendu vous en dira tout de même un peu sur son origine.


    Avec ces brèves explications, vous devriez être en mesure de ne pas contribuer au problème actuel d’importations de masse, en n’achetant pas de lézard arraché à leur milieu naturel. Mais le meilleur moyen demeure encore d’acheter votre lézards directement chez un éleveur de qualité.


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La triste réalité des lézards : Leur vie ou leur survie en captivité?


     L’importation de lézards issus de la capture dans leurs milieux naturels est un fléau bien réel que certains éleveurs responsables de lézards comme Élevages Lisard tentent d’enrayer. Comme les lois nationales et internationales règlementant l’importation d’animaux exotiques peuvent difficilement être changées, nous avons à cœur l’éducation et la sensibilisation du public à cette triste réalité. Nous tentons aussi de combler une partie de la demande en offrant au public des lézards nés en captivité. Ceci doit bien sûr être fait de manière responsable comme tout éleveur éthique se doit de faire, en s’assurant de bien placer chaque lézard dans des familles responsables, bien informées, bien équipées, et qui ont les ressources pour offrir tout ce qui est nécessaire à la prospérité de leur animal en captivité.


    Il ne faut surtout pas tenter de régler un problème et en créer un autre par la suite. L’élevage en captivité est certainement bénéfique pour les populations naturelles, mais il ne faut surtout pas élever des animaux n’importe comment pour finalement saturer le marché d’animaux nés en captivité qui vont quand même souffrir de mauvais soins par la suite.


   C’est déjà un problème présentement pour certaines espèces populaires qui pullulent sur des sites d’annonces classées malgré leur provenance née en captivité.


    Ces espèces sont reproduites en trop grande quantité, par monsieur et madame tout le monde, souvent juste pour vivre l’expérience, parfois pensant faire de l’argent rapidement et facilement. Les animaux sont ensuite vendus à quiconque, sans sélection, à prix de débarras, incitant des ventes rapides, souvent avec des prix de volume (1 pour tant, 2 pour moins, 3 pour mieux) sans informer correctement les acheteurs sur les soins à offrir et l’équipement nécessaire.


    Résultat? La majorité de ces lézards auront plusieurs foyers au cours de leur vie, souvent revendus plusieurs fois à prix dérisoires pour vente rapide. Ils seront parfois tués délibérément (par des euthanasies « maisons » aucunement éthiques) et parfois bêtement abandonnés dans la nature (une pratique irresponsable et possiblement néfaste pour nos écosystèmes). Et malheureusement, beaucoup de lézards souffriront inutilement en captivité parce qu’ils sont gardés dans des conditions de vie et d’hygiène sous-optimales, survivant en captivité, au lieu d’y prospérer.


    Encore une fois, il n’y a rien malheureusement du point de vue de la législation canadienne ou québécoise, qui encadre l’élevage des animaux exotiques, ni aucune association d’éleveurs garantissant au public certaines normes de qualité. Ainsi, quelqu’un qui met deux individus de sexe opposé ensembles peut se proclamer éleveur et vendre ses animaux. Aucune garantie que cet éleveur soit responsable et éthique. Il faut que la solution soit à la fois durable en matière environnementale et éthiques envers les animaux, car rappelons ici qu’il s’agit d’êtres vivants qu’on vend, et non pas des biens de consommation inertes.


     Aussi, Élevages Lisard a décidé de définir, selon notre vision personnelle, ce qu’est un éleveur responsable et éthique pour vous aider à identifier un éleveur de qualité pour l’espèce que vous recherchez. Cliquer ici pour lire notre texte sur « Savoir trouver un bon éleveur ». Par l’éducation du public, nous espérons réduire les problèmes actuels et tentons d’éviter les problèmes futurs.


    Selon nous un éleveur responsable ne veut pas contribuer à la surpopulation des lézards sur le marché. Il souhaite placer ses lézards dans des familles responsables, bien informées, avec des ressources pour offrir tout ce qui est nécessaire à la prospérité de leur animal en captivité. Il refusera une vente à des gens impulsifs, ne fera pas de ventes sous pression sachant très bien que les ventes sur des coups de tête sont une des principales causes de l’abandon de plusieurs animaux de compagnie, qu’ils soient à poils ou à écailles.


    Bref, le problème réside dans le « comment ». La garde de lézards en captivité peut être bénéfique pour les deux parties, car même si initialement on le fait par égoïsme, il ouvre les yeux du public sur ces espèces méconnues. Cela peut avoir des effets positifs pour les efforts de conservation. Leur popularité ne doit aucunement justifier l’importation de masse pas plus que l’élevage de masse non responsable. A cette fin, le grand public doit être sensibilisé aux problèmes actuels afin de ne pas y participer.


    S’il vous plait, n’encouragez pas cet autre problème. Encouragez un éleveur responsable d’ici, ou une bonne animalerie en laquelle vous avez confiance, qui saura vous offrir un lézard en bonne santé, vous informer adéquatement avant et après la vente et combler vos attentes.


   SVP, partagez ce texte maintenant. Toutes les espèces de lézards vous remercient d’éduquer votre entourage.

 




La triste réalité des lézards : Comment ne pas contribuer au problème actuel en captivité


    Nous espérons que cette lecture vous ouvre les yeux sur la triste réalité des lézards même en captivité, qui trop souvent sont vendus comme de vulgaires biens de consommation, puis revendus, donnés, échangés, débarrassés ou même tués.


    Voici un guide qui vous propose différentes étapes préliminaires avant même d’acheter un lézard et qui permet de ne pas contribuer aux problèmes d’importation de lézard de capture et aussi d’élevage en captivité non responsable.


  1. Pourquoi voulez-vous un lézard? Identifiez clairement vos attentes.
  2. Identifier vos critères de sélections (mode de vie, type d’habitat, régime alimentaire, tempérament, etc.).
  3. Informez-vous sur les différentes espèces nées en captivité de disponibles sur le marché.
  4. Choisir une espèce qui comble à la fois vos attentes et vos critères.
  5. Lire abondamment sur le sujet. Méfiez-vous de ce que vous pouvez trouver sur Internet. Soyez critique et vérifier vos sources.
  6. Préparer un budget réaliste pour le maintien de l’espèce (Équipement initial, nourriture, etc.).
  7. Trouver un éleveur responsable de l'espèce recherchée.
  8. Lire encore abondamment sur le sujet. L’éleveur devrait vous fournir de l’information supplémentaire (fiches de soins complète, autres informations, etc.).
  9. Réviser votre budget.
  10. S’il y a lieu, réserver votre lézard chez l’éleveur choisi.
  11. Acheter le matériel nécessaire pour le lézard.
  12. Aménager le terrarium avant l’achat.
  13. Vérifier vos paramètres de garde (températures, humidité, éclairage, etc.).
  14. Acheter votre lézard et laisser lui le temps nécessaire pour s’acclimater à son nouvel environnement.


    SVP, partagez ce texte maintenant. Toutes les espèces de lézards vous remercient d’éduquer votre entourage.

 




La triste réalité des lézards : Les législations sur les importations


    Malheureusement, il n’y a aucune loi ici au Canada qui oblige les animaleries à indiquer l’origine d’un animal vendu contrairement à certains pays d’Europe par exemple. Ainsi, si le consommateur n’est pas déjà sensibilisé à ce problème, il est impossible pour celui-ci de déterminer l’origine d’un animal vendu en animalerie. Pourtant, ce genre de législation semble fonctionner à éduquer le public, car même si plusieurs pays d’Europe sont beaucoup plus fortement peuplés que le Canada, ils ne sont pas de très grands consommateurs de lézards capturés dans leurs milieux naturels. Pourtant, le marché des lézards et autres animaux exotiques est très développé dans ces pays-là, mais une bonne partie du marché compte déjà maintenant sur l’élevage en captivité.


    Du point de vue international, certaines organisations régissent le commerce des animaux exotiques, notamment la « Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction » (CITES, pour « Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora »), mais leur mission est limitée : « La CITES a pour but de veiller à ce que le commerce international des spécimens d'animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent »2. Les espèces jugées menacées sont ainsi classées en catégories, appelées Annexes (cliquer ici pour consulter les Annexes CITES), selon leur statut de conservation (les espèces qui ne sont pas jugées encore menacées ne sont pas couvertes par la CITES) :

  • L'Annexe I comprend toutes les espèces menacées d'extinction. Le commerce de leurs spécimens n'est autorisé que dans des conditions exceptionnelles. Elles ne sont donc pas importées pour des fins commerciales (marché des animaux exotiques).
  • L'Annexe II comprend toutes les espèces qui ne sont pas nécessairement menacées d'extinction, mais dont le commerce des spécimens doit être réglementé pour éviter une exploitation incompatible avec la survie de l’espèce. Plusieurs lézards couramment rencontrés sur le marché sont actuellement classés dans cette annexe, notamment les Uromastyx ainsi que plusieurs autres espèces de lézards.
  • L'Annexe III comprend toutes les espèces protégées dans un pays qui a demandé aux autres Parties (Pays) à la CITES leur assistance pour en contrôler le commerce. Cependant, il y a très peu d’espèces couvertes en annexe III, car souvent les pays procèdent autrement pour protéger leur faune en interdisant simplement l’exportation.


     La majorité des lézards importés sont donc soit dans la catégorie des lézards non couverts par la CITES ou bien des lézards de l’Annexe II. Donc, il est tout à fait légal, en se conformant à la CITES en remplissant la paperasse nécessaire, d’importer plusieurs espèces de lézards. Ceci est donc très courant pour de nombreuses raisons :

  • Absence de plusieurs espèces sur le marché (et la diversité est bénéfique pour les affaires, car cela favorise les ventes multiples, comme lorsqu’une compagnie offre plusieurs produits différents);
  • Certaines espèces sont très difficiles, voire quasi impossibles à élever en captivité, et sont donc importées;
  • Plusieurs espèces ne sont encore pas couramment élevées en captivité pour suffire à la demande croissante pour ce genre d’animaux (ce qui est le cas des Uromastyx);
  • D’autres espèces plus souvent élevées sont parfois simplement moins dispendieuses à importer qu’à élever en captivité;
  • Les distributeurs ont besoin de volumes que très peu d’éleveurs ou de fermes d’élevage peuvent fournir et se tournent donc vers l’importation d’animaux capturés en nature pour combler la forte demande de leurs clients, les animaleries;


     On n’est donc pas confronté aux mêmes problèmes que chez les animaux domestiques plus courants comme les usines à chiots par exemple, mais à un système bien pire, à notre avis, et tout à fait légal. Pourquoi pire? Et bien le résultat est le même que les usines à chiots (que plusieurs amoureux des animaux et organismes dénoncent haut et fort avec raison), et en plus fait souffrir des animaux dans tout ce processus d’importation (du pays d’origine jusqu’aux consommateurs finaux), et on ose vider les populations naturelles qui subissent déjà un très grand stress écologique notamment par la destruction de leurs habitats naturels, encore une fois par l’homme. 



    SVP, partagez ce texte maintenant. Toutes les espèces de lézards vous remercient d’éduquer votre entourage.

 




La triste réalité des lézards : Références


1     “The Welfare and Trade of Reptiles Kept as Pets in Canada”,
       Prepared by Rob Laidlaw, CBiol MIBiol, 2005,
       World Society for the Protection of Animals (WSPA):
       http://www.zoocheck.com/Exotics/Reptile%20Report%20Canada.pdf


2     CITES - Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora:
      
http://www.cites.org/


3     Wikipedia: https://en.wikipedia.org/wiki/Main_Page


 




Est-ce qu'on peut sortir notre lézard à l'extérieur?


Nous ne recommandons pas de sortir votre lézard à l'extérieur car c'est un grand risque à prendre pour peu de bénéfice. En fait, le seul bénéfice réel est de lui offrir une exposition au soleil, soit une source parfaite de chaleur, lumière et rayons UVA/UVB.


Sinon, les risques sont très grands. D'abord, le sortir risque de le stresser beaucoup ce qui va changer son comportement, même une fois de retour dans son terrarium. Sinon, vous pouvez perdre votre lézard si celui-ci s'enfuit (et croyez nous, un lézard paniqué cours excessivement vite!), ou si celui-ci se défait de son harnais (qui ne sont pas très sécuritaires). Aussi, si vous ne surveillez pas en permanence votre lézard, celui-ci peut finir en repas pour un animal comme un chat errant qui passait par là. Finalement, votre lézard peut manger des choses qui ne sont pas bonnes pour lui, passant de l’insecte toxique au simple corps étranger pouvant résulter en une occlusion ou une perforation des organes internes.


Bref, nous ne recommandons pas de sortir votre lézard à l'extérieur, mais si vous êtes prêts à prendre ces risques, respectez ces quelques règles de base:

1- Gardez votre lézard sur vous en tout temps et soyez constamment vigilent.

2- Sortez votre lézard seulement dans un endroit privé et idéalement clôturé (comme votre cours arrière). Ne sortez jamais votre lézard dans un endroit public, d'abord car ce sont des endroit avec beaucoup plus d'agents stresseurs, mais aussi car cela peut déplaire à d'autres personnes qui n'aiment pas les lézards. Donc, par respect pour ces personnes, ne sortez pas votre lézard en public.



 




Nous partons en vacances, que faire avec notre lézard?


Voici ce que nous suggérons selon la durée de vos vacances:


Vacances d'une fin de semaine (2 jours): Laissez votre lézard chez vous, dans son terrarium. Nourrissez-le simplement un peu plus le jour de votre départ (mais toujours à une heure raisonnable!) et essayez qu'il reste un peu de nourriture dans son terrarium pour le jour suivant. Ceci peut être un grand bol de végétaux pour un herbivore, ou un grand bol de végétaux avec des insectes morts (issus de conserves par exemple, comme celles-ci) ou des vers vivants qui restent facilement dans un bol pour un omnivore. Évitez de mettre des grillons, car en grande quantité, ceci stresse davantage votre lézard que de ne pas manger. Le jour de votre retour à la maison, nourrissez votre lézard s'il n'est pas déjà trop tard. Sinon, recommencez à le nourrir normalement le jour suivant.


Vacances de 3 à 6 jours: Pour cette durée, l'idéal est que quelqu'un de votre entourage puisse venir s'occuper de votre lézard à tous les jours ou deux. Cette personne peut donc nourrir votre lézard mais aussi s’assurer que tout va bien avec celui-ci et son environnement (comme par exemple, vérifier que l'ampoule chauffante n'est pas brûlée). Prévoyez donc de la nourriture en quantité mais aussi une ampoule chauffante de rechange pour que cette personne n'ait pas à aller à l'animalerie en cas de pépin.

Si vous ne pouvez pas avoir quelqu'un qui vient à tous les jours, le minimum serait que quelqu'un vienne au milieu de vos vacances pour nourrir votre lézard et vérifier que tout est en ordre. Si c'est votre option choisie, utilisez la méthode expliquée pour de courtes vacances de 2 jours ci-haut: vous la faites avant de partir et la personne qui garde votre lézard la répétera à la mi-durée de vos vacances.


Vacances de 7 jours et plus: Pour cette durée, il faut que quelqu'un de votre entourage puisse venir s'occuper de votre lézard à tous les jours ou deux. Cette personne peut donc nourrir votre lézard mais aussi s’assurer que tout va bien avec celui-ci et son environnement (comme par exemple, vérifier que l'ampoule chauffante n'est pas brûlée). Prévoyez donc de la nourriture en quantité mais aussi une ampoule chauffante de rechange pour que cette personne n'ai pas à aller à l'animalerie en cas de pépin.


Si vous ne pouvez pas trouver de gardien pour la durée de vos vacances, nous offrons un service de pension abordable qui vous permettra de partir en vacances l'esprit tranquille. Pour plus de détails, cliquez ici: http://www.elevageslisard.com/pension.php


 




Mon lézard a une croûte blanche sur les narines et il « éternue » souvent, est-il malade?


Ce phénomène se voit principalement chez les lézards herbivores (comme les uromastyx et les chuckwallas). Ceci peut s’observer soit par une croûte blanche qui se forme au niveau des narines, soit par des projections de gouttelettes (ce qui ressemble à des éternuements) et/ou des traces blanches dans les fenêtres du terrarium. Ceci est tout à fait normal chez ces espèces.


En fait, ces espèces ont une « glande à sel » qui leur permettent de garder leur équilibre hydrique. Bref, cette glande fonctionne comme un rein accessoire pour éliminer certain minéraux excédentaires de leurs systèmes sans perdre d’eau additionnel. Les minéraux excrétés sont principalement du potassium, et dans une moindre mesure du sodium, soit des minéraux naturellement présents en trop grande quantité dans leur alimentation par rapport à leurs besoins.


On ne peut donc rien faire pour empêcher cela et de toute façon, ce n’est pas un problème en tant que tel. Normalement l’animal va se gratter sur une roche ou une branche pour enlever cette croûte. Si la croûte semble dure et épaisse, vous pouvez, à l’aide d’un coton-tige humide, frotter un peu la zone pour ramollir la croûte pour ensuite l’enlever.


 




Mon dragon barbu a la barbe noire, qu’est-ce que cela veut dire?


Les dragons barbus ont la capacité de changer la couleur de leur barbe (qui peut être normalement orange, beige, jaune ou blanche) pour qu’elle devienne noire soit en partie ou en totalité, ce qui peut être assez impressionnant. Le bout de la queue est aussi affecté par ce phénomène. Ceci peut se faire de façon très rapide, en l’espace d’à peine quelques secondes. Les mâles sont plus susceptibles de faire une barbe noire plus souvent et de façon plus intense, mais ce n’est pas seulement propre aux mâles. Ce n’est donc pas une bonne façon de sexer un dragon, car certaines femelles peuvent faire des barbes noires tout aussi impressionnantes que les mâles (voir les photos ci-bas).


Pour ce qui est de la signification de ceci maintenant… Les dragons barbus sont des lézards territoriaux. Les mâles vont avoir tendance à le faire lorsqu’ils vont voir un autre mâle (ou leur propre reflet dans un miroir ou une vitre!). C’est donc pour impressionner l’intrus et montrer qu’il veut protéger son territoire. Ceci peut aussi être accompagné de hochement de tête, qui est aussi un signe de dominance. Les mâles vont le faire à la vue d’une femelle également, pour lui faire la cour et encore montrer qu’il est un mâle viril et qu’il est intéressé à s’accoupler. Encore une fois, ceci va souvent être accompagné de hochement de tête. Les femelles peuvent le faire aussi mais c’est plus rare. Les moments où nous avons observé ceci est lorsque ces femelles voyaient d’autres femelles ou encore lorsqu’elles refusaient un accouplement. Nous l’avons observé chez des femelles plus territoriales qui n’appréciaient pas la présence d’un autre individu.


Certains dragons vont même réagir à un homme qui va avoir une forte barbe noire. Ils voient ceci comme un signe de dominance et nous avons déjà eu des dragons qui réagissaient en voyant un de nos clients qui avait un forte barbe noire. Les dragons barbus sont rarement agressifs et la barbe noire qu’ils font n’est généralement pas faite « contre » vous. Par contre, si vous essayez prendre votre dragon et qu’il fait une barbe noire, qu’il ouvre la bouge, qu’il siffle de l’air, c’est un signe de le laisser tranquille pour le moment. Il faut toujours respecter l’animal et si pour une raison quelconque il se sent stressé et qu’il ne veut pas être pris, donner lui la tranquillité qu’il demande.


Barbe normale d'un mâle:

Dragon barbu - barbe normale


Barbe noire d'une femelle
(Remarquez la pointe de la queue):

Barbe noire d'un mâle
(quelques secondes plus tard):
Dragon barbu - barbe noire


Barbe noire d'une autre femelle
(Remarquez aussi la pointe de la queue):