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Bienvenue dans la bibliothèque d'informations d'Élevages Lisard!

Cette nouvelle section à été créée spécialement pour que vous puissiez trouver facilement un maximum d'informations utiles sur différents sujets reliés au monde des lézards. Nous y ajouterons du contenu sur une base régulière, alors revenez souvent y jeter un coup d'œil.

Bonne lecture!

 



 





Les phases chez les dragons barbus


     Malheureusement pour les amateurs de dragons barbus, les phases chez cette espèce de lézards ne sont pas aussi définies que chez les geckos léopard ou les serpents des blés par exemple. Cela est surtout vrai en ce qui concerne les couleurs. Et la raison est fort simple. Toutes les phases de dragons barbus de couleurs sont le résultat de l'expression de plusieurs gènes différents sur plusieurs allèles différents et issu simplement de reproduction sélective pour un trait donné. Donc, la reproductibilité des résultats est difficile résultant ainsi en beaucoup de confusion sur cette question très fréquente. Par contre, il y a tout de même certaines phases, dix (10) pour le moment (sans compter les combinaisons), qui sont bien reconnues dans le domaine parce qu'elles sont le résultat d'anomalies génétiques, chacune exprimées que sur un seul gène à la fois et de manière précise. Voici la liste des phases "reconnues":

1 - Les hypomélanistiques (souvent simplement abrégé simplement à "Hypo") sont des dragons ayant une diminution de l'expression des pigments de mélanine (pigments noirs). Ils présentent les autres pigments de couleur normalement et peuvent donc être très coloré, car l'hypomélanisme donne une apparence plus vive aux couleurs. Ceci est un gène récessif
et peut être appelé sous différents noms, comme "Pastel" par exemple. La façon la plus simple de voir si un animal est bien "Hypo" est de regarder ses griffes: un véritable "Hypo" a toutes les 20 griffes de couleur transparente (et non noir). L'origine exacte de l'hypomélanisme chez les dragons barbus est inconnue car cela date depuis déjà trop longtemps, mais cela semble avoir apparu dans les années 1990.

2 - Les leucistiques ("Leucistic" ou, plus véritablement des "Marketed Leucistics") sont des dragons ayant une diminution des pigmentations de couleurs. Par contre, on les appelle maintenant "Marketed Leucistic" (ou abrégé à "Mark. Leucistic") car aucun dragon vraiment leucistique (ayant une absence totale de pigmentation de couleur) a été découvert à ce jour. Ces dragons ont les griffes de couleur normale les distinguant facilement des "Hypo" très pâle et peu coloré. Ce gène est aussi récessif et peut être appelé sous différents noms, comme "Snow" par exemple. L'origine exacte de cette phase n'est pas très claire outre le fait qu'elle semble provenir d'Europe, mais en ce qui concerne le marché nord-américain, Mark Leshock fut le premier à les importer d'Europe en 1998.

3 - Les translucides ("Translucents" souvent abrégé simplement à "Trans") sont des dragons qui ont une peau littéralement translucide à la lumière parce qu'ils n'ont pas (ou très peu) de pigments blancs dans la peau. Ceci se voit très facilement au niveau des écailles supra-oculaires et des écailles ventrales, et surtout chez les jeunes individus. Ce gène récessif à été initialement découvert en Europe, et a été importé vers 2002-2003 par les éleveurs Américains Josh Dovenbarger de Phantom Dragons et Robert Mailloux de Sandfire Dragon Ranch.

4 - Les "Italians Leatherbacks" sont des dragons qui ont des écailles de grosseur réduite donnant à la peau un aspect plus proche du cuir, d'où le nom donné à cette phase. Ceci est un gène co-dominant. Cette phase fut découverte par chance par un Italien du nom d'Alessandro Mozzorecchia en 2004, puis le dragon fut reproduit en 2005 prouvant la génétique co-dominante. Finalement, des dragons "Italian Leatherback" furent importés aux États-Unis en 2006 par Robert et Victoria Dachiu. Mais qu'en est-il de la version américaine? Les "American Smoothie" (souvent appelé des "American Leatherback"), pour leur part, sont des dragons qui ont aussi des écailles de grosseur réduite. Cette version est en fait l'émergence de la même mutation que la version italienne et est aussi co-dominant (Attention: lorsque cette mutation est apparue, les gens la croyais récessive et encore plusieurs vieux sites sur Internet décrive cette phase ainsi). Ceci fut prouvé par Randy Whitmire et Lisa Tzanakoz de AlphaDragonZ en 2008 lorsqu'ils ont aussi produit des "Silkback" avec ces deux souches. Cette version américaine fut apparemment découverte par les Américains Anna M. Wagoner et son conjoint Chad d'AC Reptiles. Par contre, cette version américaine est beaucoup moins répandu que la version italienne étant moins uniforme et lisse.

5 - Les "Silkbacks" sont des dragons qui ont des écailles dont la kératinisation ne se fait plus normalement, donnant à la peau un aspect lisse (comme de la soie), d'où le nom de cette phase. Cette phase est la super forme des "Leatherback", soit lorsque les individus sont homozygotes pour le gène "Leatherback". Cette phase fut aussi trouvée par l'éleveur Italien Alessandro Mozzorecchia en 2006.

6 - Les "Recessive Leatherback" sont aussi des dragons reconnus par des écailles de grosseur réduite. Cette version est l'expression d'un gène récessif par contre. Cette phase fut découverte par l'éleveur Américain Josh Dovenbarger de Phantom Dragons et est parfois appelé "Skeletor Line" en hommage au nom du dragon ayant produit cette mutation. À noter aussi que Josh Dovenbarger a aussi travaillé sur une lignée sélectionnée pour des écailles réduites (appelé "Pancake Line" ou "Reduced scale").

7 - Les "Witblits" sont des dragons complètement blanc/gris et sans motif (souvent dit "Genetic Paternless"). Cette nouvelle phase découverte en 2008 par un éleveur Sud-africain, Jacques O'Dell, de Witblits Dragons. Ce gène est aussi récessif. Pour le moment, ils n'ont pas été reproduit avec des "Silverbacks" pour confirmé (ou infirmé) si cette phase est produite par un même et unique gène.

8 - Les "Silverbacks" sont des dragons aussi complètement blanc/gris et sans motif (souvent dit "Genetic Paternless"). Cette autre nouvelle phase affectant les motifs fut aussi découverte vers 2008 par un éleveur Japonais. Ce gène est aussi récessif. Pour le moment, ils ont pas été reproduit avec des "Witblits" pour confirmé (ou infirmé) si cette phase est produite par un même et unique gène.

9 - Les "Dalmatas" ("Dalmatian" en anglais ou Dalmatien en français) sont des dragons avec plusieurs petites taches de couleur noir sur tout leur corps. Cette nouvelle phase fut découverte (du moins popularisée) vers 2009 encore une fois par l'éleveur Italien Alessandro Mozzorecchia . Par contre, plusieurs émergences de ce gène semble avoir eu lieu par le passé, car plusieurs autres éleveurs ont déjà noté ce genre de motifs de type dalmatien sur d'autres dragons bien avant 2009. Mais, c'est Alessandro Mozzorecchia qui à bien confirmé la nature du gène associé à cette phase comme étant récessif.

10 - Les "Blue Eyes" sont des dragons, qui comme le nom l'indique, ont les yeux bleus. Ce gène serait aussi récessif. L'origine exacte de cette phase récente est floue à savoir où est apparue le premier dragon aux yeux bleus car il semble y avoir eu plusieurs émergences de cette mutation lors des dernières années (Andrea Lupardini et Teresa Ierovante de Blue Eyes Dragons, Christopher Stancel de DVM Exotics, Charles Schurman de Tundra Dragons, Angel Vank de Legacy Dragons, etc.).


     Une phase que l'on voit de plus en plus est les "Tigers", une phase issue de reproduction sélective (et non d'une anomalie génétique), mais qui est exprimé de manière dominante. Donc, si un des parents est génétiquement "Tiger", les bébés seront "Tiger". Cette phase s'exprime par des dragons avec un motif tigré de couleur bleu/lavande sur les flancs avec un fond de couleur, souvent jaune ("Citrus Tiger") ou orange ("Orange Tiger"). Cette caractéristique est tout de même très particulière car les bandes sont toujours noires à la naissance (sauf le cas particulier des "hypo tiger" qui naissent immédiatement avec les bandes bleutées), et, au fil des mues (typiquement vers la 3 ou 4ème mue), la couleur bleutée apparait tranquillement, exprimant leur plein potentiel à partir de quelques mois seulement. La même métamorphose se produit pour leur couleur de fond, étant plus terne à la naissance et se colorant et devenant de plus en plus éclatant avec les mues.


     Une autre phase que l'on entend souvent est les "German Giants". Mais, en fait ceci n'est pas vraiment une phase mais bien qu'une lignée sélectionnée pour la grandeur et la grosseur des dragons (et non seulement pour leurs couleurs). Leur origine remonterait à l'hybridation entre des Pogona vitticeps et des Pogona barbata (plus grand que les P. vitticeps) qui aurait été faite par des Allemands dans les années 1970, d'où le nom "German Giant". Ces dragons sont caractérisés par des longueurs et des poids supérieurs à la moyenne,  une croissance plus rapide que la moyenne, des pontes plus nombreuses et plus prolifiques (le record du nombre d'œufs pour une seule ponte serait de 68!). Encore une fois, si un des parents est réellement un "German Giant", les bébés le seront, mais comme c'est un trait sélectionné, si on croise un "German Giant" avec un régulier, on dilue la lignée, donnant de moins en moins des caractéristiques des "German Giant" aux bébés.


     Sinon, pour ce qui est des autres noms de phase que l'on voit souvent, et qui qualifie la couleur ou bien le motif, ce ne sont que des noms donnés par des éleveurs. Plusieurs de ces phases proviennent d'ailleurs des noms des éleveurs eux-mêmes ou du nom de leur élevage/entreprise. Voici plusieurs exemples couramment rencontrés:

- Les Chris Allen Red et les Chris Allen Orange qui sont les lignées de l'Américain Chris Allen pour ces deux couleurs.

- Les Sandfires, qui sont la lignée de Robert Mailloux de Sandfire Dragon Ranch.

- Les Georgia Sunset, un des nombreux noms de phases donnés par Mike et Wendy Eves de Georgia Bearded Dragons.


     D'autres noms de phase furent simplement choisis par certains éleveurs pour qualifier leur lignée sans utiliser leur propre nom ou celui de leur élevage/entreprise. Voici plusieurs exemples couramment rencontrés:

- Les Sunbursts, des dragons très jaunes, une lignée de Kevin Hanley de Dragon's Den.

- Les Bloods, des dragons très rouges, aussi une lignée de Kevin Hanley de Dragon's Den.

- Les Citrus, un nom de phase qui fut utilisé par plusieurs éleveurs américains pour qualifier des dragons avec beaucoup de jaune et est maintenant utilisé comme un simple synonyme de la couleur jaune. Même si plusieurs croient que cette phase fut créée par Terri Sommella de Fire and Ice Dragons vers 2003-2004, car elle est une de celles qui a le plus popularisé cette phase aux États-Unis, l’origine du nom Citrus remonte vers 1997. Plusieurs autres éleveurs Américains utilisaient déjà ce nom pour désigner leur lignée dont Aaron Kosins de Dragon Addict, Colette et Paul Latimer d'Atomic Lizard Ranch et Tony de Yellow Dragon.


     Pour le reste de tous les noms qu'on peut voir sur le marché, ce n'est que des noms donnés par les centaines d'éleveurs maintenant, pour qualifier (ou même identifier) leurs lignées personnelles. Voici plusieurs noms de phases classiques:

Couleurs:

- Pour les dragons de couleur rouge: Red, Super Red, Red Flame, Blood, Flaming, Crimson, Cawley Red, etc.

- Pour les dragons de couleur orange: Orange, Super Orange, Tangerine, Peach, Cawley Orange, etc.

- Pour les dragons de couleur jaune: Yellow, Citrus, Super Citrus, Sunburst, Mango, Lemon, etc.

- Pour les dragons pâles: Snow, Pastel, etc.


Motifs:

- Pour les dragons avec peu ou pas de motifs: "Patternless" (souvent ajouté avec une dénomination de couleur), mais souvent ces "Paternless" non-génétique ne sont jamais vraiment sans motif comme les "Paternless" génétique comme les Witblits par exemple.

- Pour les dragons avec des bandes longitudinales le long du corps:  "Striped" ou "Italian Striped" pour la lignée des Italiens Andrea Lupardini et Teresa Ierovante de Blue Eyes Dragons.


     Bref, comme vous le voyez, les "vraies" phases ne sont que le résultat d'anomalies génétiques bien identifiées. Pour le reste, les phases ne sont que des noms car la majorité des phases n'est que de la sélection artificielle pour certains traits (typiquement les couleurs ou les motifs). Donc, chaque éleveur qui sélectionne pour des traits particuliers peut créer un nouveau nom pour identifier sa lignée ou utilise un nom déjà connu qu'il modifie en ajoutant son nom ou celui de son élevage/entreprise.


     À titre d'exemple, on pourrait appeler les dragons barbus issus de Élevages Lisard des "Sun Dusk" (nom complètement fictif pour exprimer les teintes de jaune, orange et bleu observables au crépuscule), si l'on invente complètement un nouveau nom pour identifier nos bébés, ou bien des "EL Sunset" (EL pour Élevage Lisard) pour reprendre le nom connu de Georgia Bearded Dragons qui décrivait ses "Georgia Orange Sunset" comme étant des bébés exprimant un mélange de couleurs essentiellement orange, avec un peu de jaune et de couleur pêche et avec un motif distinct de barres de couleur lavande/bleu sur les cotés, ce qui correspond beaucoup aux bébés provenant de chez Élevages Lisard.

 





Savoir trouver un bon éleveur


       Dans votre recherche pour un lézard, vous devez d'abord chercher un bon endroit pour vous le procurer avec confiance. Pour vous aider à identifier si vous faites un bon choix d'éleveur, nous avons créé cette liste de points à surveiller et de questions à poser au vendeur. 



Avant vos recherches:


1 - Renseignez-vous sur l'espèce qui vous intéresse. Apprenez le plus possible sur le sujet AVANT de commencer vos recherches. Lisez plusieurs fiches de soins différentes. D'abord, ceci pourra vous aider à jauger le degré de connaissance de cet éleveur sur cette espèce. En théorie, c'est lui qui devrait vous en apprendre et non l'inverse. Puis, ceci vous évitera aussi d'acheter plein de matériel inutile pas adapté à cet animal. Bref, même si c'est la toute première étape, c'est la plus importante.


Lors de vos recherches:


2 - Ne cherchez pas nécessairement la place la moins chère. La qualité est quelque chose qui se paye et on ne peut malheureusement pas avoir la meilleure qualité au meilleur prix.

3 - Méfiez-vous des places qui vendent des lézards avec des prix de quantité.  Exemple, 1 pour 60$, 2 pour 50$ chaque, 3 pour 40$ chaque, etc. N'importe quel bon éleveur ne vendra pas deux (ou plusieurs) lézards à un client car ils savent très bien que:

     A) c'est mieux de débuter avec un seul,

     B) pour plusieurs espèces, un individu devrait rester seul dans un terrarium (pas en couple ni en groupe),

     C) les individus vendus sont souvent génétiquement reliés (consanguins).


Une fois sur place:


4 - Demandez à voir les installations. Méfiez-vous des refus, ils peuvent révéler que le vendeur cache quelque chose. Profitez-en pour regarder l'état général ainsi que la propreté des lieux. Ceci en dit souvent très long sur l'éleveur et les soins apportés aux animaux.

5 - Demandez à voir les parents reproducteurs. Regardez bien les terrariums. Sont-ils assez grands? Sont-ils adéquats? Sont-ils propres? Ses reproducteurs sont-ils en santé? Un éleveur qui ne traite pas adéquatement ses propres animaux ne doit sûrement pas bien s'occuper des bébés.

6 - Demandez à voir les installations d'élevages des bébés. Encore une fois, regardez les conditions dans lesquelles ils sont gardés. Les conditions devraient être bien adaptées à l'espèce et à leur âge. Les bébés ne devraient pas être surpeuplés dans de trop petits terrariums.

7 - Demandez à l'éleveur ce qu'il donne à manger. Quelles sortes et quelle quantité d'insectes, de végétaux ou autres aliments et même suppléments donne-t-il.

8 - Demandez à l'éleveur s'il fait tester régulièrement ses lézards pour les parasites internes. Vous ne voulez sûrement pas acheter un animal "tout neuf" et avoir déjà à aller chez le vétérinaire avec. Malheureusement cela arrive trop souvent car les parasites, c'est quelque chose qu'on ne peut pas vérifier avant l'achat et il faut donc aveuglement faire confiance à l'éleveur.

9 - Demandez à l'éleveur s'il offre un service après-vente. Un bon éleveur vous donnera ses coordonnées et vous offrira de communiquer avec eux si vous avez des questions ou des inquiétudes ultérieurement.

10 - Demandez à l'éleveur quelles sont ses garanties. C'est jamais un sujet très intéressant à aborder lors de l'achat d'un nouvel animal, mais il vaut toujours mieux en parler avant tout problème potentiel qu'après.


Enfin, si vous pensez faire affaire avec un bon éleveur, passez ensuite en revue la liste "Savoir identifier un lézard en santé".


NOTE: Ces conseils s'appliquent aussi, pour la plupart, à des achats de lézards dans une animalerie ou sur des annonces classées.

 

 





Savoir identifier un lézard en santé


     Avant tout achat, vous devez vous assurer de la bonne santé du lézard convoité. Ceci est particulièrement vrai si vous désirez acheter un animal issu d'importation ou de seconde main (sur des annonces classées par exemple). Pour vous aider, nous mettons à votre disposition cette liste de points à surveiller pour confirmer la bonne santé du lézard. Si ces points ne s'observent pas, n'hésitez pas à demander ces questions au vendeur. Idéalement, faites votre visite dans le milieu de la journée, car c'est la période ou les lézards diurnes sont le plus actifs et où il sera  plus facile pour vous de les observer.


1 - Est-il alerte? Un lézard en santé est vif et dynamique. Il bouge, grimpe, lézarde, etc.

2 - Mange-t-il? Demandez qu'on le nourrisse devant vous si possible.

3 - Défèque-t-il? Les excréments devraient être bien consistants.

4 - A-t-il un bon poids relativement à sa taille? Regardez particulièrement sa colonne vertébrale qui ne devrait pas être apparente. Même chose pour les os du bassin.

5 - Mue-t-il correctement? Regardez principalement les extrémités comme les doigts et la queue.

6 - A-t-il tous ses doigts et sa queue? Si non, regardez que toutes les plaies sont bien cicatrisées.

7 - Est-il exempt de bosses au niveau des doigts ou de la colonne vertébrale? Prenez le temps de bien toucher. Ce type de bosse démontre un manque flagrant de calcium et/ou de vitamines D3/UVB.

8 - Est-il exempt de parasites externes (mites par exemple)? Regardez dans les plis de peau (dessous de bras, de cuisses ou dans le cou) pour confirmer leur absence.

9 - Respire-t-il correctement? Écoutez sa respiration attentivement. Elle ne devrait pas être laborieuse et ne devrait pas faire de son. 



Né en captivité VS Capturé en nature:


Idéalement, vous devriez toujours acheter des lézards nés en captivité (NC, ou CB pour "Captive bred " en anglais) et issus de bons éleveurs. Ainsi, vous limitez au maximum les problèmes que vous pourriez avoir avec votre animal, vous disposer d'un historique complet de l'animal et pouvez jouir des bons conseils donnés par ces éleveurs d'expériences. Il est important de savoir que, encore aujourd'hui, plusieurs espèces de lézards sont encore capturées dans leurs milieux naturels et importées sur le marché. Malheureusement, les conditions dans lesquelles sont gardés les lézards lors de la capture et du transport ne sont vraiment pas adéquates. C'est pour cette raison que ces lézards arrivent souvent faibles, déshydratés, stressés et avec une surcharge parasitaire. Si possible, n'encouragez pas cette pratique.


NOTE IMPORTANTE: S'il-vous-plait, n'achetez jamais un lézard par compassion  (parce qu'il fait pitié) s'il est gardé dans de mauvaises conditions. En l'achetant vous pensez peut-être sauver une vie, mais vous en condamnez plusieurs autres en encourageant ces  personnes aux pratiques douteuses. N'oubliez pas que s'ils constatent qu'ils vendent quand même leurs animaux peu importe leur qualité, ils ne changeront rien à leurs pratiques et le referont dans le futur.

 

 





Guide-photo des différents végétaux



Élevages Lisard - Chicoré frisée Élevages Lisard - Scarole
Chicoré frisée
Scarole
Élevages Lisard - Dandelion Élevages Lisard - Pissenlits
Dandelion
Pissenlit
Élevages Lisard - Collard - Photo à venir! Élevages Lisard - Kale
Collard
Kale
Élevages Lisard - Radicchio Élevages Lisard - Rapini
Radicchio
Rapini
Élevages Lisard - Persil Élevages Lisard - Cresson rouge
Persil (Italien et frisé)
Cresson rouge
Élevages Lisard - Endive Élevages Lisard - Bok choy
Endives
Bok choy
Élevages Lisard - Arugula / Roquette
Arugula / Roquette
 

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Les causes du manque d'appétit chez les lézards


     Premièrement, il faut savoir qu’un reptile peut manger moins qu’un mammifère sans qu’il y ait de problème. Contrairement à nous, les reptiles n’ont pas besoin de créer de l’énergie pour garder leur température corporelle à une valeur constante car ils utilisent les ressources extérieures pour se thermoréguler (principalement le soleil). Ils ont besoin de moins d’énergie, donc moins de nourriture, pour faire fonctionner leur métabolisme basal.

 

     Donc, il se peut que volontairement un reptile ne mange pas à chaque fois que vous le nourrissiez (tout dépendant de la fréquence, de la quantité et de l’espèce) parce qu’il n’en a pas nécessairement besoin. Cette situation s’applique surtout aux adultes car en général les bébés et juvéniles vont manger avec appétit car ils ont besoin de plus de nutriments pour croître. Il faut que vous vous familiarisiez avec les habitudes alimentaires de votre animal pour voir si la situation est normale ou pas. Il ne faut donc pas paniquer tout de suite si votre lézard ne mange pas pendant 1 ou 2 jours. Petite parenthèse, un animal qui mange moins va moins à la selle, c’est logique! Donc, si vous remarquez qu’il mange moins, vous devriez remarquer qu’il ira moins souvent à la selle.

 

Voici maintenant les causes les plus communes du manque d’appétit chez les lézards :

 

Des conditions de garde inadéquates

     La première étape à vérifier (et revérifier), ce sont les conditions de garde de votre animal.  Plus de 80% des cas de manque d’appétit et de léthargie que nous avons observés étaient dus à des températures inadéquates, souvent trop basses (surtout pour des lézards nécessitant de hautes températures). Assurez-vous de prendre la température avec un thermomètre numérique et surtout ne vous fiez pas à votre main pour estimer la température! Ne vous fiez pas non plus au wattage d’une ampoule pour ajuster une température (une 100W dans un terrarium donné ne donnera pas la même température chez vous avec le même terrarium). C’est la température qui va dicter le comportement de votre animal et qui va lui permettre une bonne digestion, c’est donc un facteur déterminant et non négligeable.


Le changement de saison

     Un lézard, même s’il est gardé dans un environnement où l’éclairage et les températures sont contrôlés, peut tout de même être affecté par les changements de saison. L’exemple le plus commun est à la venue de l’automne et de l’hiver : certains lézards vont dormir plus longtemps qu’à leur habitude et manger moins. Pourquoi? Ils entrent en semi-hibernation. Peut-être que les températures de votre habitation ont diminué de quelques degrés, ce qui a une répercussion sur les températures du terrarium et sera ressenti par votre animal. Ou, même si vous avez l’impression que rien n’a changé, les simples variations de pressions atmosphériques peuvent avoir un impact sur votre lézard.

     Ce que vous devez savoir c’est que cette situation est normale et qu’elle est sans danger si votre animal est en santé. Laissez-le tranquille et prenez un petit congé de votre côté! Certains animaux vont avoir une période de repos hivernal plus intense que d’autres…nous avons une femelle dragon barbu qui dort pendant 3 mois et qui ne mange pratiquement pas pendant cette période. Elle ne perd pas, ou presque pas de poids. D’autres vont être moins actifs, se lèveront plus tard et se coucheront plus tôt, vont manger quand même, mais en moindre proportion. Encore une fois, vous allez apprendre à connaître votre animal.

 

Une situation de stress

     Est-ce que vous venez juste d’avoir votre lézard? Si oui, il se peut que le changement d’environnement ait causé un stress et que même si les conditions de garde sont adéquates, il ne veut pas manger. C’est un choc pour lui de se retrouver dans un environnement inconnu. Soyez patient, laissez-le tranquille pendant une bonne semaine (pas de manipulation, seulement de l’observation). Il va finir par se calmer et il va manger.

 

     Avez-vous des animaux qui peuvent stresser votre lézard? Un chat, un chien et même un oiseau peuvent faire peur à votre lézard. Il peut voir ces animaux comme des prédateurs (surtout si c’est un bébé) et il pourrait refuser de s’alimenter. L’idéal serait que ces animaux n’aient pas accès à la pièce dans laquelle est gardé votre lézard. Si c’est impossible, vous pouvez essayer de bloquer un peu la vue de votre lézard en cachant avec du papier ou une serviette les côtés du terrarium si ceux-ci sont en verre.  Ceci limitera le champ de vision du lézard et il se sentira plus en sécurité. Finalement, vous pouvez aussi mettre le terrarium plus en hauteur, sur un meuble par exemple, au lieu de le mettre près du sol. Ceci leur donne aussi un sentiment de sécurité.

 

La déshydratation

     Même si la majorité des lézards venant de milieux désertiques ne boivent pas d'eau directement, ils en ont quand même besoin pour soutenir leur fonctions vitales comme la digestion. Donc, si votre lézard vient à se déshydrater, il cessera de s’alimenter pour limiter au minimum les pertes d'eau. Pour vérifiez que votre lézard est bien hydraté, vous pouvez pincer légèrement sa peau sur ses flancs et observer si celle-ci reprend sa place assez rapidement. Vous pouvez aussi simplement tenter de lui offrir à boire, soit dans un bain, sous un mince filet d'eau du robinet ou avec un compte goutte (selon l'espèce de lézard et sa taille). Si vous constatez que votre lézard boit beaucoup plus qu'habituellement, c'est un signe qu'il en a besoin. Poursuivez de lui en offrir pour quelques jours, jusqu'à temps que celui-ci refuse de boire. Ensuite, réglez les causes à la base de ce problème pour prévenir celui-ci de réapparaître dans le futur.

 

Une maladie

     Finalement, une autre cause d’un manque d’appétit chez un lézard est la maladie. Cette cause est placée en dernier dans l’énumération, pas parce que c’est la moins importante, mais parce que c’est la moins courante. Il ne faut donc pas toujours sauter à cette conclusion. Souvent, en analysant les autres causes expliquées ci-haut, on identifie le problème. Sinon, on peut peut-être envisager que notre lézard est malade. Est-ce qu’il a des parasites? Est-ce qu’il a une infection respiratoire? Est-ce qu’il a une occlusion intestinale? Ces questions seront répondues avec une petite visite chez un vétérinaire spécialisé en animaux exotiques.


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Trucs pour augmenter la température dans un terrarium


     Voici les petits trucs pour augmenter la température de votre terrarium pour qu'elle soit adéquate. Ils sont présentés dans l'ordre que vous devriez les essayer et les combiner selon le nombre de degrés à augmenter pour votre installation. Veuillez d'abord prendre note, qu'il faut toujours prendre les températures de votre terrarium, au minimum avec un thermomètre numérique à sonde, c'est l'outil de base en terrariophilie. Il ne faut jamais estimer la température. Ceci étant dit, voici maintenant les meilleurs trucs pour augmenter la température de votre terrarium:


1- Mettez une grosse roche naturelle directement sous la lampe chauffante, préférablement de couleur foncée.

2- Utilisez une ampoule chauffante de type "spot" (directionnelle) et préférablement "à halogène".

3- Augmentez le wattage de votre ampoule chauffante, jusqu'à concurrence de 160W maximum, pour des raisons de sécurité et de coût d'utilisation.

4- Si votre terrarium a un grillage sur le dessus pour l'aération, obstruez le plus possible l'aération du coté chaud du terrarium de manière à limiter les pertes de chaleur par convection.

5- Diminuez la distance entre l'ampoule chauffante et la roche où votre lézard se réchauffe, soit en abaissant le socle de l'ampoule ou soit en utilisant une roche plus haute.

6- Utilisez un tapis chauffant sous le terrarium et du coté chaud seulement.


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Les différences entre les espèces d'Uromastyx


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CB, CBB, CH, LTC, FR, CF, WC… Qu’est-ce que veulent dire tous ces acronymes?


     Voici un petit texte de référence pour vous permettre de différencier tous les acronymes qu’on peut retrouver dans le monde des reptiles en ce qui concerne la provenance des animaux. Veuillez noter que ce petit texte a simplement pour but de définir ces termes et non de commenter sur ceux-ci. Si vous voulez savoir les avantages et les inconvénients d’acheter un animal d’un tel type, veuillez vous référer au texte :

« Né en captivité VS Capturé dans la nature : Les avantages et les inconvénients ».

 

WC, pour "Wild Caught", c’est lorsque les animaux sont directement capturés dans leur milieu naturel. En français, on dit « Capturé dans la nature ».

 

CB pour "Captive Bred", parfois mieux désigné sous le nom CBB pour "Captive Bred and Born" (pour être plus clair et éviter les confusions avec les CH plus bas), c'est quand un éleveur fait une reproduction d’une espèce en captivité avec deux individus connus. En français, on dit NC, pour « Né en captivité », malgré que l’expression « Élevé en captivité » soit plus juste.

CH pour "Captive Hatched" mais malheureusement parfois aussi désigné sous l’acronyme ambigu CB pour "Captive Born" cette fois, c'est quand quelqu'un a une portée, par chance, issue d'une femelle WC qui était gravide à l'importation. Les bébés sont donc comme nés en captivité mais avec cette nuance qu'on ne connaît pas le père.


FR pour "Farm Raised" ou parfois simplement "Farmed" ou même CF pour "Captive Farmed", c'est comme une méthode hybride entre les CB et les WC. Selon les cas, cela peut être deux méthodes bien différentes et il est impossible de savoir comment cela fonctionne exactement pour l’acheteur.

 

Une des méthodes est comme de l'élevage en milieux naturel. Donc, c'est comme mettre une clôture autour d'une population, de laisser faire la nature et de « cueillir » les bébés lorsqu’ils éclosent. Donc, ils ne sont pas capturés en nature, mais bien capturés dans un enclos. Souvent ce genre de pratique se fait lorsque le pays d'origine arrête l'exportation d'une espèce (ou que la demande surpasse l'offre et que cela en vaut la peine), et qu'un pays ayant des conditions climatiques assez similaires décide de se procurer des individus pour faire une ferme d'élevage pour combler la demande.

 

La deuxième méthode consiste à capturer des femelles gravides ou à excaver des nids pour incuber artificiellement les œufs et ensuite les revendre. Ceci est fait dans les pays où l’espèce habite naturellement.

 

LTC pour "Long Term Captive", est dit d’un animal WC ou FR qui est en captivité depuis plusieurs années et qui est donc maintenant très bien acclimaté à cette captivité.


 





Né en captivité VS Capturé dans la nature : Les avantages et les inconvénients


     Souvent les gens se demandent s’il y a une différence entre acheter un animal né en captivité (CBB), un animal « Farmed Raised » (FR) et un animal capturé dans la nature (WC). Voici des tableaux explicatifs vous résumant tous les avantages et inconvénients de chacun.


Animal né en captivité (CBB):

Avantages :

 

-          L’animal est généralement très peu stressé.

-          L’animal devrait être exempt de parasites.

-          L’animal perçoit l’homme de manière positive.

-          L’animal est déjà habitué à la nourriture disponible en captivité.

-          L’animal est bien acclimaté aux conditions de la captivité.

-          Vous avez un historique complet de l’animal depuis sa naissance (date de naissance, préférences alimentaires, type de personnalité, etc.).

-          Vous pouvez voir les parents de l’animal.

-          Vous pouvez avoir un animal jeune.

-          Vous encouragez des éleveurs, ainsi que la conservation de cette espèce dans son milieu naturel.

 

Inconvénients :

 

-      Selon les espèces, il peut y avoir une moins grande disponibilité sur le marché.

-      Le coût à l’achat est parfois plus élevé, mais cela revient souvent moins cher à long terme que si vous acheter un WC ou FR malade qui nécessite des frais de vétérinaire très coûteux.

 


Animal « Farmed Raised » (FR):

Avantages :

 

-          Très disponibles et facile à trouver dans les animaleries.

-          Le coût initial est souvent moins cher (mais cela revient souvent plus cher à long terme si l’animal nécessite des frais de vétérinaire très coûteux).

-          Vous pouvez avoir un animal jeune.

 

Inconvénients :

 

-      L’animal peut être stressé.

-      L’animal est souvent porteur de parasites qui devront être traités.

-      L’animal perçoit souvent l’homme de manière neutre ou négative selon les cas.

-      Vous n’avez aucun historique de l’animal.

-      Vous encouragez peut-être de mauvaises pratiques de capture ou même du braconnage à votre insu.

-      Selon les types de « Farmed Raised », vous encouragez peut-être la diminution des populations naturelles de cette espèce.

 


Animal capturé dans la nature (WC) :

Avantages :

 

-          Très disponibles et facile à trouver dans les animaleries.

-          Le coût initial est souvent moins cher (mais cela revient souvent plus cher à long terme si l’animal nécessite des frais de vétérinaire très coûteux).

 

Inconvénients :

 

-      L’animal est souvent très stressé.

-      L’animal est souvent porteur de parasites qui devront être traités.

-      L’animal perçoit souvent l’homme de manière négative à la suite de sa capture. Cela nécessite donc beaucoup de patience pour gagner sa confiance.

-      Il faut habituer l’animal à la nourriture disponible en captivité, ce qui peut être plus ou moins long selon les espèces.

-      Il faut bien acclimater l’animal aux conditions de captivité. Ce processus peut être assez long selon les espèces et être une source de stress pour le propriétaire si l’animal ne prospère pas bien rapidement.

-      Vous n’avez aucun historique de l’animal (entre autre, son âge réel).

-      Vous devez acheter ce qu’il y a de disponible, soit typiquement que des adultes ou juvéniles d’âge inconnu, jamais de bébés.

-      Vous encouragez peut-être de mauvaises pratiques de capture ou même du braconnage à votre insu.

-      Vous encouragez la diminution des populations naturelles de cette espèce.

 

 





Grillons : L’aliment de base des insectivores?       OU

Est-ce qu’on peut donner exclusivement des vers?


     "Le grillon est l'aliment de base des insectivores". Ceci est quelque chose qu’on entend souvent dire, même si ce n’est pas nécessairement vrai. Les insectivores ont seulement besoin d'une belle grande diversité d'insectes. Les grillons ne sont pas la base de leur alimentation et ne peuvent pas être complets à eux seuls. Une alimentation basée exclusivement sur des grillons a même de très fortes chances d'être déficiente même avec des suppléments alimentaires. La clé d'une bonne alimentation, c'est la diversité qu'on se doit d'offrir à nos animaux pour qu'ils aient le meilleur.

    Les grillons sont souvent utilisés comme diète de base à cause de leur faible coût et de leur grande disponibilité. En effet, bien avant de servir de nourriture aux lézards, ils servaient d’appâts pour la pêche et il y avait déjà plusieurs grandes fermes d'élevage.

     Donc, sachant maintenant qu'il faut seulement être capable d'offrir différentes espèces d’insectes à vos lézards insectivores, vous pouvez donc facilement comprendre, que oui, on peut offrir une alimentation  plutôt basée sur différents vers que sur les grillons. L'important c'est toujours d'offrir une variété et cela signigie de ne pas seulement donner des grillons, ni seulement donner une seule espèce de vers.

      Bref, on peut même nourrir exclusivement d'une bonne variété de vers (si les grillons vous agacent), mais dans le principe de variété, on suggère de conserver quand même les grillons pour combler une partie de la diète.


 





Les risques de donner des insectes provenant de l’extérieur


      Voici les raisons pourquoi il ne faut pas donner à manger des insectes et autres arthropodes provenant de l’extérieur à vos animaux.

La majorité des risques découlent d’une unique mais très importante raison : on ne contrôle pas l’alimentation de ces arthropodes-là. Ces risques sont réels et ils peuvent affecter inutilement la santé de votre lézard. Voici leur explication en détail :

1 – Toxicité de la nourriture ingérée : L’arthropode offert a peut-être ingéré une nourriture qui est toxique pour votre animal. Ceci est notamment le cas de plusieurs larves de lépidoptère (chenilles) qui se nourrissent naturellement de plantes toxiques pour d’autres animaux pour à leur tour devenir toxiques afin se protéger de leurs prédateurs. Mais ceci ne touche pas uniquement les arthropodes herbivores, cela peut même être le cas d’arthropodes prédateurs qui peuvent avoir mangé d’autres arthropodes qui sont toxiques pour d’autres animaux qu’eux. Bref, si vous n’êtes pas un expert en entomologie, ne prenez pas de risque inutile avec votre animal.

2 – Bioaccumulation : Certains organismes vivants sont de très bons bioaccumulateurs. Ce phénomène peut autant être positif que négatif selon ce qu’ils accumulent dans leur organisme. Certains arthropodes et les membres des annélides (vers de terre) accumulent très facilement plusieurs toxines et métaux lourds qui peuvent être présents dans leur environnement. Si l’on donne trop de ces proies contaminées, votre animal risque de s’intoxiquer.  

3 – Parasites : L’arthropode offert est peut-être porteur de parasites qui pourraient nuire à la santé de votre protégé, car les arthropodes sont souvent des hôtes intermédiaires. Si vous infectez inutilement votre animal, cela va vous coûter une visite très coûteuse chez un vétérinaire pour traiter celui-ci.

4 – Insecticides : Pour les gens qui nourrissent avec des insectes ou arthropodes pour nourrir leurs insectes ou arthropodes prédateurs (comme les mantes ou les araignées par exemple), il faut aussi faire attention de ne pas donner des proies qui ont ingéré un insecticide qui pourrait directement affecter votre animal.

En résumé, voilà les raisons pourquoi il ne faut pas donner à manger des insectes et autres arthropodes provenant de l’extérieur à vos animaux. N’utiliser que des insectes élevés en captivité dans des installations saines. Pour certains insectes vous pouvez même le faire vous-même pour ainsi encore mieux contrôler et savoir ce que vous donnez à votre animal. Si cela ne vous intéresse pas, par manque de temps ou d'intérêt, achetez vos insectes nourriciers d’un endroit de confiance.

 





Liste des mauvaises pratiques courantes dans la garde en captivité des reptiles


Voici une liste de différentes mauvaises pratiques souvent faite par les propriétaires de reptiles et qu’on ne devrait jamais faire dans l’intérêt de la santé de nos animaux.

* Introduire directement un nouveau reptile dans ses installations ou même pire, directement dans un terrarium avec un autre.

     Il faut toujours faire une quarantaine complète (d’une durée d’au minimum 30 jours, plus lorsqu’on a des doutes sur la santé de nouvel arrivant) durant laquelle on devrait faire un examen complet du nouvel arrivant, incluant un test de selles, afin de valider la bonne santé du nouveau reptile acquis. Ceci vous permet d’éviter de contaminer toute votre collection et d’avoir à défrayer des frais exorbitants pour traiter toute votre collection au lieu d’un seul animal.

 
* Ne pas bien laver ni bien désinfecter tous les accessoires qu'on échange entre les terrariums de différents animaux.

    Si vous ne remettez pas toujours les mêmes accessoires avec les mêmes animaux, il est impératif que vous laviez et désinfectiez correctement ces accessoires pour éviter de transmettre des parasites ou même des virus dans votre collection.

 
* Réutiliser de la nourriture entre les animaux.

    Il ne faut jamais réutiliser de la nourriture qui a été mise dans le terrarium d’un animal, pour ensuite la redonner à un autre animal. Ceci est particulièrement vrai avec des insectes qui peuvent avoir mangé les excréments de l’animal qui était dans le premier terrarium (les grillons sont les champions pour ça!). Idéalement, lorsqu’on enlève de la nourriture non mangée par un animal, elle devrait être seulement redonnée à cet animal-là, pas à un autre.

 
* Ramasser les excréments d'un animal et ne pas se laver les mains avant de poursuivre la routine de nettoyage des autres animaux.

    Idéalement, lorsqu’on touche des excréments d’un animal, il faudrait toujours se laver les mains avant de toucher un autre animal ou un terrarium, car il est très facile de passer des parasites ou des virus par un simple contact avec les excréments. Typiquement, on conseille de nettoyer les terrariums des animaux sains en premier et de terminer par ceux des animaux malades pour limiter les risques de transmission au minimum.

 

* Laver tous les terrariums avec le même linge.

     Idéalement, pour limiter les risques de transmission au minimum, il faudrait utiliser des linges différents ou des linges jetables. Sinon, par le simple fait de laver les terrariums avec un même linge, vous risquez encore une fois de propager différents parasites et virus entre vos animaux.


 





Autres documents à télécharger


     Pour votre commodité, nous avons regroupé ici tous les documents produits par Élevages Lisard. 


 



 
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